Le second quinquennat d'Emmanuel Macron

Énergie, réforme des retraites... Ce qu'a dit Emmanuel Macron lors de son interview sur TF1

La rédaction de TF1info
Publié le 14 juillet 2022 à 16h36
JT Perso

Source : TF1 Info

Le chef de l'État a répondu aux questions d'Anne-Claire Coudray et de Caroline Roux, ce jeudi 14 juillet.
Au cours d'une interview d'une heure, il a notamment énoncé la nécessité d'une "sobriété" en matière d'énergie.
Il a aussi assuré qu'un texte de loi sur la réforme du travail serait présenté "dès cet été".

Pendant une heure, ce jeudi 14 juillet, à l'issue du défilé militaire de la Fête nationale, Emmanuel Macron a répondu aux questions d'Anne-Claire Coudray et de Caroline Roux sur TF1 et France 2. Le chef de l'État s'est efforcé de préparer les Français à une rentrée et un hiver difficiles en raison de la guerre en Ukraine, et tenté, en esquissant une série de réformes, de redonner un cap à son quinquennat.

"Il faut nous préparer tous à ce que (la guerre) dure. L’été et le début de l’automne seront sans doute très durs", a lancé le président, en évoquant la situation d'"économie de guerre" auquel le pays est confronté. "Le vrai changement des derniers jours (...) c'est la décision russe de commencer à couper le gaz", a-t-il ajouté en référence à la fermeture du gazoduc russe Nord Stream 1 vers l'Europe, officiellement pour des raisons de maintenance. "La Russie utilise l'énergie, comme elle utilise l'alimentation, comme une arme de guerre", a asséné le chef de l'État. "Nous devons aujourd'hui nous préparer à un scénario où il nous faut nous passer en totalité du gaz russe", a-t-il averti.

La nécessité d'un "un plan de sobriété" énergétique

Par ailleurs, l'État va préparer dès cet été "un plan de sobriété" énergétique dans les administrations, les éclairages collectifs, pour faire face au risque de pénurie liée à la guerre en Ukraine, a-t-il dit.

Le chef de l'État a aussi annoncé un texte de loi sur la réforme du travail "dès cet été". Ce texte, qui fera l'objet de "discussions avec les partenaires sociaux", concernera l'assurance-chômage, mais aussi la formation, a-t-il détaillé, citant aussi une réforme du lycée professionnel et la formation "tout au long de la vie". Relevant les difficultés de nombreux secteurs à recruter, il a dit "entendre" ceux qui peuvent "trouver un autre métier" mais pas ceux qui comptent avant tout sur "la solidarité". "Progrès social" rime avec "travail", a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a aussi appelé à "des compromis responsables" sur la réforme controversée des retraites en vue de son entrée en vigueur à l'été 2023, réaffirmant que les Français devaient "travailler plus longtemps". Faute de coalition déclarée, il entend bien arracher une majorité, texte par texte, et mettre devant leurs responsabilités toutes les forces politiques qui se mettront en travers de sa route.

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Fidèle à son ton volontiers bravache, il a réitéré ne rien regretter de ses liens privilégiés avec la plateforme américaine Uber lorsqu'il était ministre de l'Économie. "Vous rigolez ou quoi ?", a-t-il lancé à l'une des deux journalistes qui l'interrogeait sur ce sujet, comme il l'avait fait durant son duel télévisé avec Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle. "Je n'ai pas un tempérament à être sous influence" et "je recommencerai", a-t-il martelé en s'agaçant des "cris d'orfraie" poussés par l'opposition.

Emmanuel Macron, qui ne pourra pas se représenter en 2027, a enfin confié "penser à la trace qu'on laisse dans l'histoire" et vouloir "être encore plus exigeant avec lui-même". Il s'est aussi dit "plus Vulcain, c’est-à-dire à la forge" que Jupiter, le dieu romain qui gouverne la terre et le ciel, et auquel son style politique est souvent associé.


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