Eric Coquerel répond "aux rumeurs" sur son comportement avec les femmes

Idèr Nabili
Publié le 2 juillet 2022 à 22h51, mis à jour le 3 juillet 2022 à 7h47
JT Perso

Source : TF1 Info

Tout juste élu président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le député insoumis Éric Coquerel est accusé d'avoir eu un comportement suspect avec les femmes.
Dans une tribune publiée ce samedi soir sur le site du JDD, il assure n'avoir "jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport".

Éric Coquerel se défend. Dans une tribune publiée dans les colonnes du Journal du Dimanche, le député de La France insoumise (LFI), élu président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, répond aux accusations sur son comportement avec les femmes, relancées par les récentes déclarations de Rokhaya Diallo. Sur RTL, la journaliste a indiqué être "étonnée" du choix d'Éric Coquerel pour présider la seule commission réservée à l'opposition, compte tenu "des comportements qu'il aurait avec les femmes", selon "plusieurs sources au sein de LFI".

Auprès du JDD, le député de Seine-Saint-Denis assure n'avoir "jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport", dénonçant "une rumeur" persistante sur les réseaux sociaux "depuis plusieurs années", qu'il qualifie d'"infondée". "Plusieurs rédactions ont mené des enquêtes journalistiques : rien n'est jamais sorti faute d'avoir trouvé un témoignage pouvant s'apparenter à un comportement délictuel, a fortiori criminel", fait-il valoir.

Éric Coquerel dénonce "une tentative de contrepoids aux accusations concernant Damien Abad"

"Peu avant les législatives de 2022, les attaques ont repris par des comptes souvent créés de toutes pièces et surtout de compte Twitter se revendiquant proche du printemps républicain, voire LaREM", dénonce également Éric Coquerel. "Elles seront aussi une tentative de contrepoids aux accusations concernant Damien Abad", le ministre des Solidarités dans la tourmente après une enquête ouverte pour tentative de viol.

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"Me voilà donc obligé de prendre la parole", déplore le président de la commission des Finances. "Comment réagir à une rumeur qui n'est basée sur aucune plainte, aucun signalement à la cellule interne de LFI, malgré de fréquents appels et communiqués de LFI à pouvoir le faire, aucun témoignage public, aucun résultat d'enquête journalistique sérieuse en plus de cinq ans, mais dont on explique que seul le silence de LFI et son refus de mener une enquête l'expliquerait ?", demande-t-il. "Les mises en question publiques ne devraient pouvoir se faire sans un signalement précis, identifié, vérifié, respectant ainsi la parole des femmes."


Idèr Nabili

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