Face aux enquêteurs, Sarkozy enfonce Copé… et devient la risée du web

Le service METRONEWS
Publié le 23 septembre 2015 à 17h14
Face aux enquêteurs, Sarkozy enfonce Copé… et devient la risée du web

C’EST PAS MOI C’EST COPE - Entendu le 4 septembre dernier dans l’affaire des fausses factures de l’UMP, l’ancien chef de l’Etat a nié toute implication, et chargé Jean-François Copé… Ce qui lui vaut un beau détournement sur Twitter.

#CestPasMoiCestCope. C’est le hashtag qui monte, ce mercredi sur Twitter, au point d’être en tête des Trending topics, sur le réseau social. A l’origine de ce détournement ? Nicolas Sarkozy, qui se défile dans l’affaire Bygmalion. 

L’ancien chef de l’Etat était en effet entendu le 4 septembre dernier par la brigade anticorruption, pour évoquer sa participation au système de fausses factures découvert entre l'UMP et la société Bygmalion. Au total, environ 18 millions d’euros ont été facturés à l’UMP par cette société d’évènementiel dirigée par des proches de Jean-François Copé. Les enquêteurs voulaient savoir si l’actuel chef des Républicains a donné des consignes à ses collaborateurs pendant la campagne de 2012 pour l'organisation des meetings. Mais Nicolas Sarkozy a tout nié en bloc. "J'étais préoccupé [par le fait] de gagner les élections. Quant à la maîtrise des coûts, elle relevait de la responsabilité de mon équipe", aurait assuré l’ancien chef de l’Etat, dont les propos sont révélés par L'Obs.

Copé chargé

D’après le site de l’hebdomadaire, les enquêteurs auraient notamment montré à Nicolas Sarkozy un SMS envoyé en avril 2012 par Jérôme Lavrilleux, son ex-directeur de campagne adjoint, à Guillaume Lambert, le directeur de la campagne. Il y est écrit : "Nous n'avons plus d'argent. JFC [Jean-François Copé, NDLR] en a parlé au PR [le président de la République, NDLR]." D’après l’Obs, Nicolas Sarkozy assure ne pas s’en souvenir… et charge l’ex président de l’UMP, Jean-François Copé : "J'ignorais que Jean-François Copé était tenu informé de mon compte de campagne par Jérôme Lavrilleux. Il ne m'en a en tout cas jamais parlé. Mais j'observe qu'il en parlait à Jean-François Copé", assure Nicolas Sarkozy. Une manière d’enfoncer Jean-François Copé, en glissant que ce dernier a tout avalisé... alors que Jean-François Copé a toujours assuré ignorer ce système de fausses factures.

Quoi qu’il en soit, cette manière de se défausser a fait les choux gras des internautes sur Twitter. En début d’après-midi mercredi, le hashtag #CestPasMoiCestCope était en tête des sujets les plus suivis.

Comment le maire de Meaux a-t-il pris ce coup de couteau dans le dos ? Sereinement, d’après l’ Obs . Devant des proches à l’Assemblée, il a réaffirmé sa "confiance en la justice" : "Je ne veux pas croire que Nicolas Sarkozy ait pu me mettre en cause. C'est factuellement et totalement faux. Et en plus, ce serait tellement inélégant." Il se dit serein quant à l’issue de la procédure.

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