Fermeture du site de Béthune : Bridgestone sous le feu des critiques

Fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune : une décision "révoltante", pour Bruno Le Maire

MD avec AFP
Publié le 17 septembre 2020 à 11h04
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

CRISE - Le ministre de l'Economie a fustigé la décision du groupe japonais de pneumatiques Bridgestone de fermer son usine de Béthune (Pas-de-Calais), tout en assurant que le gouvernement ne laisserait pas tomber les salariés.

L'annonce, survenue la veille, suscite l'indignation générale. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, en a remis une couche ce jeudi en condamnant la décision du groupe japonais de pneumatiques Bridgestone de fermer son usine de Béthune (Pas-de-Calais). "C’est une décision révoltante, avec une méthode révoltante et des conséquences révoltantes", a fustigé le locataire de Bercy sur le plateau de CNews, tout en assurant que le gouvernement allait se "battre" pour trouver une solution.

Le groupe japonais a annoncé hier la fermeture à l'horizon 2021 de son usine de Béthune employant 863 personnes dans la fabrication de pneumatiques pour voitures. Il a justifié sa décision par "des problèmes de marché structurels", une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coûts.

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Ça ne suffit pas de râler, d'être en colère ou de montrer du doigt. Il faut plus que ça.

Philippe Martinez, secrétaire-général de la CGT.

"Nous allons nous battre", a assuré Bruno Le Maire, en proposant de "développer une autre activité avec des pneus plus larges que ceux qui sont produits actuellement sur le site de Béthune". Le ministre a promis, en cas d'échec, de "trouver des solutions de réindustrialisation du site pour qu'il y ait, pour chaque ouvrier de Bridgestone, une solution qui soit une solution cohérente et acceptable pour eux".

Invité sur LCI, le secrétaire-général de la CGT, Philippe Martinez, estime que pointer du doigt les entreprises bénéficiaires d'aides publiques et qui licencient n'est pas suffisant. "Il y a possibilité de créer des procédures pour être plus exigeant vis-à-vis des entreprises. Ça ne suffit pas de râler, d'être en colère ou de montrer du doigt. Il faut plus que ça", a déclaré le syndicaliste.

La veille, après l'annonce de la fermeture de l'usine de Béthune, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait fustigé la décision du groupe japonais. "C'est un choc, mais aussi une décision incompréhensible et brutale, et une trahison de la confiance que l'État et la Région ont placé en Bridgestone", a-t-il déclaré, à l'issue du Conseil des ministres. "Bridgestone doit aujourd'hui assumer ses responsabilités plutôt que de chercher des prétextes", a-t-il insisté.


MD avec AFP

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