FN au Sénat : quand Rachline et Ravier dénonçaient le cumul des mandats

Le service METRONEWS
Publié le 29 septembre 2014 à 12h36
FN au Sénat : quand Rachline et Ravier dénonçaient le cumul des mandats

ARCHIVES – Les deux édiles frontistes, David Rachline et Stéphane Ravier, ont été élus au Sénat dimanche. Mais si le FN se félicite de cette victoire historique, il oublie un peu vite ses nombreuses positions anti-cumul des mandats.

"Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais" à la sauce FN ? Pour la première fois de l'Histoire, deux sénateurs frontistes ont fait leur entrée au palais du Luxembourg. David Rachline, le maire de Fréjus (Var) et Stéphane Ravier, le maire du 7ème secteur de Marseille (Bouches-du-Rhône), vont en effet pouvoir siéger à la Chambre haute, et gérer chacun leur ville. Quitte à renier quelques arguments de campagne.

"Il faut éviter le cumul dans la vie, c'est dangereux"

David Rachline par exemple, dénonçait régulièrement ces "cumulards de l'UMPS". Dans un communiqué de presse publié en 2008 sur son site , le conseiller municipal d'alors dénonçait les "professionnels locaux du cumul des mandats qui ne supportent aucune critique ni aucune libre expression".

Mais celui qui s'est déjà présenté à huit élections différentes, ne compte pas laisser son poste municipal à quelqu'un d'autre. "Après tout le travail réalisé dans ma commune de Fréjus, il est évident que je reste à la mairie", a-t-il prévenu ce lundi au Scan .

L'autre édile FN de Marseille est coupable de la même contradiction, comme l'a relevé une journaliste de Mediapart sur Twitter :

"C'est plus crédible de mettre en tête de liste un élu dans un exécutif qu'un simple militant", a quant à lui justifié Steeve Briois, lui-même maire d'Hénin-Beaumont cumulant avec un mandat de député européen. "La loi l'autorise pour l'instant, nous devrions être les seuls à appliquer quelque chose qui n'est pas encore applicable ?", s'est-il interrogé.

Marine Le Pen et Florian Philippot contre le cumul

Cette opposition au cumul des mandats est même plus largement soutenue par les cadres du Front national. Le 21 janvier dernier , le député RBM Gilbert Collard prenait ainsi la parole à l'Assemblée nationale pour dénoncer le cumul qui "en toute chose est dangereux". "Il faut éviter le cumul dans la vie, c'est dangereux, difficile à gérer et c'est la raison pour laquelle je voterai ce texte contre les cumuls", déclarait-il devant ses collègues. Et d'ajouter : "Il est vital que l'on ouvre le partage démocratique".

Marion Maréchal Le Pen , elle aussi, a fustigé le cumul dans l'Hémicycle. "Je regrette qu’une réforme aussi soutenue par l’opinion soit confrontée à une opposition de caste. Je pense à l’UMP, mais aussi aux 31 sénateurs socialistes qui ont voté en faveur des amendements excluant les sénateurs du non-cumul", déplorait-elle. Une idée également partagée par Marine Le Pen qui proposait un référendum pour faire appliquer la loi contre le cumul des mandats. Et par le vice-président du FN, Florian Philippot en 2012.


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