En tant que Première ministre, Elisabeth Borne est en charge de la planification écologique de la France.
Pour faire du pays une "nation verte", elle a présenté ce vendredi 22 chantiers prioritaires.
Elle a insisté sur le fait que cette transition ne devrait pas se faire au détriment des plus modestes.

Depuis un tiers-lieu parisien dédié à l'éco-responsabilité, la Première ministre a lancé ce vendredi 22 chantiers relevant de la planification écologique dont elle est chargée pour conduire une transition "plus juste" et faire de la France une "nation verte". "Évitons de nous fracturer. Entendons à la fois ceux qui craignent que l’on aille trop vite et ceux qui ont peur que l’on n’en fasse pas assez. Nous devons joindre nos forces. Monter au front ensemble" et "allier radicalité et progrès", a déclaré Elisabeth Borne.

Sans présenter de nouvelles actions, concrètes ou symboliques, la cheffe du gouvernement a dit "assumer" une écologie "de la responsabilité, où l’on refuse le simplisme et l’on dit aux Français (...) que les solutions sont complexes", en identifiant "des leviers" à partir de "séries d’indicateurs", ce qui "peut paraître complexe ou abstrait". "La transition écologique ne connaît malheureusement pas de solution miracle et pourtant, beaucoup ne cessent de la réclamer et de choisir des totems plutôt que des changements structurels. Ma conviction, c’est que nous devons agir, en même temps, et sur tous les fronts", a-t-elle insisté, réfutant les "courses au symbole".

Elisabeth Borne a évoqué 22 chantiers, de la rénovation des logements jusqu'à la décarbonation des industries, qui s'articulent autour de six thématiques de la vie quotidienne : se déplacer, se loger, se nourrir, produire, consommer, préserver nos écosystèmes (les sols, les forêts, l'eau, les océans), et seront déployés sous la bannière "France nation verte". L'État veut par exemple bâtir un numérique responsable, verdir le secteur financier, pousser à la consommation plus durable des ménages.

Ne pas laisser sur le côté les plus modestes

Elle a défendu une France "plus verte" qui soit aussi "plus juste", "condition pour que la transition écologique soit acceptée, efficace et fédératrice". "Ça n’est évidemment pas à nos compatriotes en situation de précarité énergétique de faire des efforts supplémentaires", a-t-elle dit. "A l’inverse, ceux qui émettent le plus, et qui ont le plus de moyens doivent aussi être ceux qui accompagnent le plus notre transition écologique", en "montrant l'exemple" dans leurs comportements et en investissant "pour financer l’innovation".

La cheffe du gouvernement a promis d'accompagner "les plus modestes et ceux qui seront percutés par les transitions" dans leurs emplois, et assuré que la transition "sera synonyme de mieux vivre" même si "le défi est immense" puisque "nous devons faire en huit ans, plus que ce que nous avons fait en 32 ans" en matière de baisse d'émissions.


La rédaction de TF1info

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