La gauche appelle à se mobiliser contre les violences d'extrême droite

J.F
Publié le 23 décembre 2022 à 18h58

Source : TF1 Info

Alors que le ministre de l'Intérieur lui-même a reconnu le caractère raciste de l'attaque qui a fait trois morts ce vendredi à Paris, la gauche dénonce les violences de l'extrême droite.
Les élus de la Nupes appellent le gouvernement et les Français à saisir l'ampleur du "danger que représente l'extrême droite".

"Le racisme tue. L’extrême droite tue", "l’extrême droite doit enfin être neutralisée", "le terrorisme d'extrême droite a tué". Sur les comptes Twitter des élus de la Nupes, les mots et les intentions sont clairs. Quelques heures après l'attaque qui a fait trois morts au cœur de Paris ce vendredi, dont le ministre de l'Intérieur lui-même a confirmé le caractère raciste, la gauche appelle à se mobiliser contre les violences d'extrême droite.

"Quand prendrons nous la mesure de la montée du racisme et des violences dans notre pays ?", a demandé sur Twitter la députée Marianne Maximi. "Depuis des semaines nous alertons en vain sur la menace d'extrême droite. Le gouvernement doit prendre des mesures urgentes", a confirmé le député LFI Aurélien Saintoul. 

"Aucun laxisme face aux terroristes d’extrême droite", a réclamé François Piquemal (LFI) quand Alexis Corbière estime que "la menace d'extrême droite est là". "Personne ne peut ignorer la violence d’extrême droite qui se déploie dans le pays", a ajouté le député insoumis Thomas Portes, rappelant que l'auteur des faits avait été arrêté pour s'en être pris à des migrants avec un sabre. "L'auteur, de 69 ans, s'en est pris il y a un an à un camp de migrants. À laisser faire les racistes voilà où l’on va", a également constaté son collègue Gabriel Amard.

"Une lutte de tous les instants"

Aurélien Taché (EELV) a rappelé sur Twitter qu'il avait "proposé une loi contre le terrorisme d'extrême droite dès 2020 et nous ne cessons, avec les députés Nupes, de demander la dissolution des groupuscules violents qui y sont liés. Gérald Darmanin, combien de morts faudra t'il encore avant que vous ne réagissiez ?" Julien Bayou, député écologiste de la circonscription où se sont déroulés les faits, a fait part de sa "colère et incompréhension (...) alors que le tueur avait déjà attaqué des migrants au sabre. Le tueur avait des armes mais n'était pas surveillé. La banalisation du racisme tue". "L’idéologie d’extrême droite est la haine de l’autre, son rejet. Il n’y a rien d’étonnant à ce que certains en passent aux actes. (...) Quelque chose en France bascule du côté sombre", a écrit sur Twitter Sandrine Rousseau (EELV).

"Ce qui s’est passé à Paris doit réveiller chacun d’entre nous sur le danger que représente l’extrême droite. Donner une légitimité au racisme, c’est armer les identitaires", a estimé le patron du Parti socialiste Olivier Faure. La lutte contre les idées d’extrême droite est une lutte de tous les instants qui nous concerne toutes et tous", a jugé la députée PS Christine Pirès-Beaune. 

Depuis plusieurs semaines, les violences perpétrées par l'extrême droite sont dénoncées par les élus de gauche. Le 13 décembre dernier, la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot ouvrait une conférence de presse à l'Assemblée nationale en alertant sur les violences commises par l'extrême droite dont étaient victimes les parlementaires de son groupe. Marine Le Pen a également porté plainte pour diffamation contre le député LFI Louis Boyard qui avait fait un lien direct entre les violences observées dans les rues de plusieurs villes de France à l'issue de la demi-finale de Coupe du monde entre la France et le Maroc, en partie dues à des membres de groupes identitaires, et l'élection de 89 députés Rassemblement national en juin dernier.


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