Gérald Darmanin demande aux préfets de renforcer la sécurité des élus après des "messages de menaces"

La rédaction de LCI
Publié le 9 novembre 2021 à 11h00
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Source : TF1 Info

SÉCURITÉ - Le ministre de l'Intérieur a appelé, mardi, les préfets à renforcer la sécurité des élus, notamment en augmentant la surveillance autour de leurs permanences et, si besoin, de leurs domiciles.

"Aucune action d'intimidation, et a fortiori aucune violence, à l'égard des élus n'est tolérable", écrit le ministre de l'Intérieur dans un télégramme adressé mardi 9 novembre aux préfets et consulté par l'AFP. Face à la multiplication de "messages de menaces" ces dernières semaines visant les élus, Gérald Darmanin a donc demandé aux préfets de renforcer leur sécurité. 

Les parlementaires seraient les plus à risque, au vu de ces menaces, adressées "directement ou via les réseaux sociaux", précise le document officiel. 

Des menaces et des agressions en forte augmentation

Les préfets sont donc invités à "renforcer la surveillance aux abords des permanences des parlementaires ainsi que de leurs domiciles le cas échéant". Les "messages de haine" repérés sur les réseaux sociaux devront également être signalés "au plus vite" à la plateforme Pharos (chargée de la lutte contre les contenus illicites sur Internet).

Début octobre, le parquet de Tours avait ouvert une enquête après l'envoi à quatre élus, dont le maire de Tours (Indre-et-Loire) Emmanuel Denis (EELV), de lettres anonymes accompagnées d'une balle. Le 8 octobre, c'était un élu d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) qui avait été agressé et blessé au couteau. 

Le 21 octobre, le député du Cher Loïc Kervran et son collègue du Rhône Thomas Rudigoz, membres de la majorité, ont annoncé qu'ils déposaient plainte après avoir reçu un message faisant référence au député britannique David Amess, mortellement poignardé lors d'une permanence parlementaire la semaine précédente.

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En 2020, ce sont près de 1300 menaces ou agressions contre les élus qui ont été enregistrés, pouvant aller du tag insultant devant leur domicile à des menaces de mort ou de véritables agressions physiques. Ce chiffre est en très forte augmentation par rapport à l'année précédente, qui en avait recensés 421, selon des données du ministère de l'Intérieur.


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