Emmanuel Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

"Rien ne m'arrêtera" : giflé, Emmanuel Macron appelle à "relativiser" un "fait isolé"

La rédaction de LCI
Publié le 8 juin 2021 à 19h32, mis à jour le 8 juin 2021 à 20h08
JT Perso

Source : TF1 Info

RÉACTION - Quelques heures après avoir été giflé par un individu, en marge d'un déplacement dans la Drôme, le président de la République a réagi dans les colonnes du "Dauphiné Libéré" puis lors d'un bani de foule. Il a appelé à ne pas laisser "des individus ultraviolents prendre possession du débat public".

"Tout va bien. Il faut relativiser cet incident qui est, je pense, un fait isolé". Quelques heures après avoir été giflé par un individu lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, Emmanuel Macron a réagi dans un entretien donné au Dauphiné Libéré, planifié avant l'agression du chef de l'État. 

"Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste", a estimé le président de la République, appelant à ne pas laisser "des  individus ultraviolents [...] prendre possession du débat public". "Ils ne le méritent pas", a-t-il ajouté. 

Il ne peut pas y avoir de violence, de haine, ni dans le discours ni dans les actes

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a par ailleurs rappelé que les "fonctions dans la République" doivent être respectées et "qu’il ne peut pas y avoir de violence, de haine, ni dans le discours ni dans les actes". "Sinon c’est la démocratie elle-même qui est menacée", a-t-il assuré.

Marine Le Pen réagit après la gifle reçue par Emmanuel MacronSource : TF1 Info
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Je continuerai d'aller partout

Emmanuel Macron

D'après lui, "l’écrasante majorité des Français est intéressée par les problèmes de fond" et le chef de l'État a indiqué ne pas avoir d'appréhension à titre personnel. "Rien ne m’arrêtera", a-t-il conclu avant de poursuivre sa visite à Valence et de prendre un très long bain de foule.  Questionné à nouveau par des badauds sur la gifle, le président a répété : "Je continuerai d’aller partout. En démocratie, il n’y a pas de place pour la haine et la violence. Il faut remettre ça à a sa juste valeur."

Pour l'heure, l'auteur présumé de la claque a été placé en garde à vue pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, ainsi qu'une deuxième personne qui l'accompagnait. Les deux suspects, tous deux âgés de 28 ans, sont Drômois et inconnus de la justice, a indiqué Alex Perrin, procureur de la République à Valence. 


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