Rachida Dati justifie sa nomination à la Culture par un contexte politique qui "a évolué"

par A. Lo.
Publié le 14 janvier 2024 à 12h27

Source : JT 20h WE

À la surprise générale, Rachida Dati a été nommée ministre de la Culture dans le nouveau gouvernement.
Celle qui fut une farouche opposante aux précédents gouvernements d'Emmanuel Macron a tenté de justifier son choix.
"Le contexte politique a évolué depuis 2017", a-t-elle notamment estimé.

"Les commentaires sur ma nomination, je m'en fiche." Sans se départir d'une franchise qui la caractérise, Rachida Dati est revenue dans un entretien au Parisien sur son arrivée surprise à la tête du ministère de la Culture au sein du nouveau gouvernement dirigé par Gabriel Attal. Étrillant les critiques, l'élue de Paris sous l'étiquette des Républicains (parti ont elle a été exclue dès son attribution du portefeuille de la Culture) a tenté de justifier son choix tout en expliquant ce qu'elle comptait faire au sein de ce ministère.

Une nomination qui "s'est décidé très rapidement"

Revenant sur les circonstances de sa nomination, Rachida Dati raconte ainsi avoir "toujours eu" des discussions avec Emmanuel Macron. Elle reconnait néanmoins que son arrivée au gouvernement "s'est décidée très rapidement et à la dernière minute". Interrogée sur les raisons d'un tel choix, alors même qu'elle avait pu se montrer sévère vis-à-vis des précédents gouvernements du président de la République, Rachida Dati tente de se justifier.

Selon elle, "le contexte politique a évolué depuis 2017". Elle explique par ailleurs sa nomination à la Culture, ministère où elle était peu attendue. "Nous avons un problème d'intégration qu'il ne sert à rien de nier, y compris pour les enfants français qui se sentent totalement exclus du pacte républicain", souligne-t-elle, estimant que la culture "est l'une des réponses au problème d'intégration."

Quant aux réactions suscitées par son arrivée à ce poste, la ministre de la Culture estime qu'ils sont parfois le signe d'un "mépris de classe". "Vous n'imaginez pas le nombre de messages que j’ai reçus depuis ma nomination jeudi soir : beaucoup de Français se disent que c'est possible, et j'en suis très touchée", explique celle qui est issue d'un milieu très modeste et dont le père était maçon à Chalon-sur-Saône. 

"Pour ceux qui se demandent si je lis des livres, qu'ils sachent que j'y ai eu accès dans ma cité par le BiblioBus. Je n'ai pas honte de le dire. C'est cela qui explique mon combat en faveur de l'accès à la culture pour tous", insiste-t-elle. Elle souhaite notamment "relancer les conservatoires municipaux accessibles à tous, le théâtre pour les jeunes et tous les réseaux dont [elle a] bénéficié comme les Maisons des Jeunes et de la Culture". Autre combat, l'audiovisuel public, assurant vouloir qu'il "reste puissant".


A. Lo.

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