Gouvernement Attal : mais quand les nouveaux ministres délégués et secrétaires d'État seront-ils connus ?

par J.F.
Publié le 31 janvier 2024 à 17h50

Source : TF1 Info

Le discours de politique générale de Gabriel Attal passé, la seconde vague de nominations du gouvernement devrait rapidement intervenir, selon les promesses de l'exécutif.
Une quinzaine de noms devraient être dévoilés pour porter le nombre de ministres et secrétaires d'État à une trentaine.

"Ça arrivera à la suite du discours de politique générale du Premier ministre la semaine prochaine, assez rapidement", avait confirmé la porte-parole du gouvernement Prisca Thévenot il y a une semaine, le 24 janvier, à propos de la seconde salve de nominations gouvernementales. La déclaration de Gabriel Attal passée, la nomination des ministres délégués et secrétaires d'État qui viendront compléter les 14 ministres déjà nommés le 11 janvier dernier devrait intervenir rapidement.

Les prochaines nominations arriveront en renfort de certains ministres placés à la tête de super-ministères, à l'instar d'Amélie Oudéa-Castéra à l'Éducation nationale et aux Sports, de Catherine Vautrin au Travail et à la Santé, ou encore de Bruno Le Maire à Bercy. Il faudra venir combler des manques comme aux Transports ou au Logement, des portefeuilles importants actuellement sans ministres. Au moins une quinzaine de nouveaux noms sont attendus pour cette deuxième vague d'annonces, l'exécutif envisageant de réduire à une trentaine de membres son équipe gouvernementale, contre 41 aujourd'hui.

De 200 à 300 collaborateurs au chômage forcé

Dans les ministères actuellement sans pilotes, où de nombreux agents et conseillers ont été mis au chômage forcé, le temps presse. Depuis le 11 janvier, quelque 200 à 300 collaborateurs qui ne sont pas fonctionnaires se retrouvent à la case chômage. "Vingt jours de salaire en moins quand on a un loyer à Paris, ce n’est pas évident. Ce sont des vacances forcées", a témoigné l'un deux auprès de l'AFP, pourtant habitué aux "incertitudes" des remaniements "tous les six mois". Si ministres et collaborateurs ont géré les affaires courantes, depuis les premières nominations, ils ne touchent plus de salaire et ne peuvent plus officiellement revenir dans les ministères.

Cela donne également lieu à quelques situations pour le moins cocasses. Par exemple, le gouvernement a défendu la semaine dernière à l'Assemblée nationale un projet de loi contre l'habitat indigne. C'est le ministre de tutelle Christophe Béchu (Transition écologique) qui a défendu le texte et échangé avec les équipes de Patrice Vergriete, qui travaillent gratuitement depuis le 11 janvier.

De futurs nommés peu audibles ?

Cette attente suscite aussi de l'inquiétude sur la marge de manœuvre réelle qu'auront les futurs nommés, car une première équipe réduite, "ça permet de crédibiliser les titulaires et de les faire émerger en notoriété", a fait valoir un cadre de la majorité à l'AFP, avant que ministres délégués et secrétaires d'État viennent "fluidifier l'action". Chaque jour qui passe "renforce la première vague" des nommés "et affaiblit la seconde", a aussi analysé un conseiller ministériel.


J.F.

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