Samedi 11 mars, les syndicats organisaient une nouvelle journée de manifestation, qui s'est soldée par une mobilisation en demi-teinte.
Dans un communiqué commun, ils appellent à l'organisation d'une "consultation citoyenne".
L'intersyndicale dénonce également le "déni" du gouvernement.

Ils exigent un référendum. Ce samedi 11 mars, à l'issue d'une septième journée de manifestations, les syndicats - encore unis en intersyndicale - ont réclamé ont gouvernement et à Emmanuel Macron l'organisation, "dans les plus brefs délais", d'une "consultation citoyenne" au sujet de la réforme des retraites. 

"Puisqu'il est si sûr de lui, le président de la République, il n'a qu'à consulter le peuple. On verra la réponse du peuple", avait lancé, avant le début de la manifestation parisienne, le patron de la CGT Philippe Martinez. De son côté, son homologue de la CFDT Laurent Berger, a confirmé qu'il fallait, "sans doute", "aller vers une consultation citoyenne". "J'implore ceux qui dirigent ce pays de sortir de cette forme de déni du mouvement social", a-t-il dit, faisant part de la "sidération" des militants face à la fin de non-recevoir du président de la République, exprimée - à demi-mot - dans une lettre envoyée aux syndicats, vendredi. 

"Le bras d'honneur que nous fait le président de la République avec sa réponse, c'est prendre le risque que le mouvement social dégénère", a prévenu le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot. Une référence directe au geste d'Eric Dupond-Moretti, le 7 mars dernier, à l'Assemblée. Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a espéré que la "raison" revienne à l'exécutif. 

Depuis Marseille, le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avait réagi à cette proposition en recommandant "qu'on se dirige vers une consultation du peuple lui-même pour qu'on tranche". "Il faut trouver une porte de sortie, donc nous allons en trouver une par la force", avait-il aussi affirmé.


B.L. avec AFP

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