Guerre en Ukraine : pour les civils, la fuite ou le chaos

Accueil de réfugiés en France : Robert Ménard fait son mea culpa sur LCI

Justine Faure
Publié le 10 mars 2022 à 11h50
JT Perso

Source : TF1 Info

La classe politique et l'opinion sont largement favorables à l'accueil de réfugiés ukrainiens en France.
Robert Ménard a reconnu, mercredi sur LCI, un "deux poids, deux mesures" avec les positions tenues par son camp il y a plusieurs années vis-à-vis des réfugiés syriens et irakiens.

Même Eric Zemmour a changé d'avis. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la classe politique est unanime : la France doit accueillir des réfugiés ukrainiens. Pourtant, le discours de la droite et de l'extrême droite était tout autre il y a plusieurs années au moment des guerres en Syrie ou en Irak. Un "deux poids, deux mesures" qu'a reconnu le maire de Béziers et soutien de Marine Le Pen, Robert Ménard, mercredi 9 février au soir sur LCI. "Vous avez raison de souligner ce deux poids, deux mesures, et il n’est pas glorieux pour nous et pour moi", a-t-il déclaré avant de faire son mea culpa.

"J’ai dit, écrit, publié à Béziers un certain nombre de choses, par exemple au moment des combats en Syrie, en Irak et l’arrivée des réfugiés chez nous, que je regrette, que j’ai honte d’avoir dit", a indiqué le fondateur de Reporters sans frontières. "Moralement, ce n’était pas bien. Il n’y a pas deux sortes de victimes, il n’y a pas des Européens chrétiens qu’il faudrait défendre, et des gens qui ne seraient pas Européens, qui seraient au Moyen-Orient et musulmans, qu’on aurait raison de ne pas accepter chez nous. Je crois que cette attitude-là, c’est une faute", a ajouté l'édile. "Les bombes ne sont pas différentes", qu'elles tombent à Kiev ou à Alep, a-t-il estimé.

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En septembre 2015, Robert Ménard s'était notamment mis en scène prenant à partie des réfugiés syriens dans un squat de Béziers, leur demandant de partir et leur assurant qu'ils n'étaient pas les "bienvenus". Il avait également fait polémique en mettant en Une de son magazine municipal une photo de réfugiés barrée de la mention "Ils arrivent", ou encore en refusant de scolariser des enfants syriens dans les établissements de sa commune. 


Justine Faure

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