En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron

LC.
Publié le 2 mars 2022 à 21h28
JT Perso

Source : TF1 Info

Ce mercredi 2 mars, le chef de l'État s'est adressé aux Français pour faire le point sur la situation en Ukraine.
Vladimir Poutine, conséquences sur l'économie, campagne présidentielle... Voici le point sur ce qu'il faut retenir.

Au septième jour de l'invasion russe en Ukraine et à deux jours de la date limite du dépôt des 500 signatures pour l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a voulu, ce mercredi 2 mars, s'adresser solennellement aux Français. Il l'avait déjà fait, le 26 février dernier, au soir de l'invasion russe. "Françaises, Français, depuis l'attaque brutale lancée par le président Poutine, les forces russes bombardent Kiev, les villes les plus importantes du pays. Des centaines de civils ont été tués", commence le président de la République, qui craint que les "jours qui viennent seront vraisemblablement de plus en plus durs".

"La Russie n'est pas agressée, elle est l'agresseur"

Le président ukrainien est "l'image de l'honneur, de la liberté, de la bravoure" et le gouvernement français "se tient aux côtés de l'Ukraine", poursuit-il. La France va par ailleurs prendre sa part "en accueillant les enfants forcés à l'exil, séparés de leur père", annonce-t-il, avant de remercier les efforts des associations de solidarité en France.

Le chef de l'État pointe néanmoins que "cette guerre n'est pas un conflit entre l'OTAN et l'Occident, d'une part et la Russie d'autre part. La Russie n'est pas agressée, elle est l'agresseur", dénonce-t-il avant de féliciter la réponse unanime européenne et française contre Vladimir Poutine. Ce conflit est "le fruit d'un esprit de revanche nourri d'une lecture révisionniste de l'histoire de l'Europe" mais est aussi "le signal d'un changement d'époque".

En conséquence, la France va opérer plusieurs bouleversements. "On amplifiera l'investissement dans la défense décidé dès 2017, et l'on poursuivra la stratégie d'indépendance et d'investissement dans l'économie et la recherche", appuie le président de la République qui garde un œil sur l'Union européenne dont il a la présidence.

"L'Europe doit accepter de payer le prix de la paix" et pour "décider d'elle-même", notamment via un modèle économique indépendant. Pour ce faire, il réunira les 10 et 11 mars à Versailles les chefs d'État et de gouvernement européens.

Un plan de résilience économique et social

Dans l'Hexagone, d'autres bouleversements sont à attendre. Pour lutter contre les répercussions de la guerre qui vont "immanquablement" affecter la croissance du pays, Emmanuel Macron promet de protéger le pouvoir d'achat des Français. Aussi, il a annoncé un "plan de résilience économique et social", bientôt élaboré par le Premier ministre Jean Castex.

Toutefois, Emmanuel Macron a décidé de "rester en contact avec le président Poutine" pour chercher "sans relâche à le convaincre de renoncer aux armes". Le président a, par ailleurs, rappelé ne pas être "en guerre contre la Russie". "Nous sommes aujourd'hui aux côtés de tous les Russes, qui refusant qu'une guerre indigne soit menée en leur nom, ont l'esprit de responsabilité et le courage de défendre la paix", a-t-il affirmé.

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Quid des enjeux nationaux ? La guerre menée par la Russie en Ukraine "vient percuter notre vie démocratique et la campagne électorale" de l'élection présidentielle, a encore estimé mercredi Emmanuel Macron qui n'est toujours pas officiellement candidat, en assurant que "le débat démocratique" français se tiendrait. "Je sais pouvoir compter sur vous", conclut-il.


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