Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron essaie de convaincre les chefs de parti de sa stratégie

par C.Q
Publié le 1 mars 2024 à 18h43, mis à jour le 7 mars 2024 à 9h42

Source : TF1 Info

Le chef de l'État réunit ce jeudi 7 mars les chefs des partis politiques à l'Élysée.
Au programme de la réunion, la situation en Ukraine et l'aide apportée au pays.

Après avoir reçu une vingtaine de dirigeants européens lundi 26 février à l'Élysée, Emmanuel Macron continue sur sa lancée en y invitant les différents partis politiques pour évoquer "la situation en Ukraine", indique l'Élysée à TF1. L'objectif de cette réunion, programmée ce jeudi 7 mars de 10h30 à 12h30 au palais présidentiel, est donc de revenir sur l'aide apportée à Kiev, et notamment sur l'accord de sécurité conclu qui va être voté au Parlement, comme promis par le chef de l'État. Aucune date n'a encore été fixée pour ce vote parlementaire. 

La réunion avec les chefs de parti doit être calquée sur le même format que les "Rencontres de Saint-Denis", lancées à la fin de l'été dernier. 

Polémique sur les déclarations d'Emmanuel Macron

La secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a indiqué samedi sur X qu'elle se rendrait à cette invitation. Elle a toutefois assorti sa réponse d'une exigence : "Il serait en revanche inconcevable que cette réunion n’évoque pas aussi la terrible situation et le risque de génocide à Gaza", a-t-elle déclaré. 

Le patron du RN, Jordan Bardella, a également annoncé qu'il répondrait à la proposition d'Emmanuel Macron. "À chaque fois que nous sommes conviés, nous répondons présents", a-t-il indiqué samedi lors d'un déplacement dans le Gard dans le cadre des élections européennes. Une "occasion", selon lui, "de demander au chef de l'État des détails sur l'accord conclu avec l'Ukraine"

L'invitation d'Emmanuel Macron intervient alors que les partis d'opposition ont majoritairement critiqué sa prise de position sur l'envoi de troupes au sol en Ukraine, qui n'était pas à exclure. Par exemple, Jean-Luc Mélenchon (LFI) a dénoncé une "escalade verbale belliqueuse" et "irresponsable", tandis que Jordan Bardella (RN) a accusé le président de la République de "perdre son sang-froid". 


C.Q

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