Crimes du Hamas : Aurore Bergé menace de supprimer les subventions aux associations féministes jugées "ambiguës"

par J.F
Publié le 11 février 2024 à 18h36

Source : JT 13h Semaine

Le gouvernement menace de supprimer les subventions aux associations féministes qui auraient été "ambiguës" dans leurs condamnations envers les crimes commis le 7 octobre par le Hamas.
Pour cela, il passe "au crible" toutes leurs déclarations, a indiqué ce dimanche la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé.

De nombreuses associations féministes ont été accusées de ne pas avoir dénoncé les crimes et viols commis le 7 octobre dernier par le Hamas en Israël. Aussi, "j’ai demandé que toutes les associations soutenues financièrement soient passées au crible. S’il y a la moindre ambiguïté sur des propos qui auraient été tenus le 7 octobre, il ne serait pas normal que ces associations continuent à avoir des subventions de la part du gouvernement", a déclaré Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes ce dimanche sur Radio J.

"Je refuse que l’Etat soutienne financièrement des associations qui ne sauraient pas caractériser ce qui s’est passé", a complété la ministre, sur fond d'accusations d'un deux poids deux mesures visant une partie du mouvement féministe à qui il a été reproché de nier ou de minimiser les violences commises contre les Israéliennes par des hommes du Hamas. La ministre a déclaré avoir fait cette demande "cette semaine" à l'administration dont elle attend un retour "dans les jours qui viennent"

"Être féministe, c'est dire les choses, être féministe, c'est soutenir les femmes qui ont été mutilées le 7 octobre", a expliqué la ministre. "Si le drame qui s'est produit le 7 octobre à l'encontre des femmes s'était produit ailleurs, est-ce que les réactions auraient été plus fortes ? Malheureusement, je crains que ça aurait pu être le cas", a-t-elle déclaré. 

Des accusations fondées ?

Le collectif Nous toutes, et plus largement les associations et figures féministes en France s'étaient vus reprocher un "silence" sur les informations et témoignages faisant état de viols commis par le Hamas. Après la marche du 25 novembre contre les violences faites aux femmes, le collectif et d'autres associations s'étaient défendues en affirmant lutter pour "toutes les femmes" et avaient condamné "sans ambiguïté les crimes sexuels et sexistes, viols et féminicides commis par le Hamas, qui ont particulièrement visé les femmes, les personnes LGBTQIA+ et les enfants".

Dans un article daté du 29 novembre, TF1info avait, entre autres, étudié la communication de Nous toutes à ce sujet. Dans un appel au cessez-le-feu publié le 26 octobre sur Instagram (alors que peu de faits de viols sont encore confirmés ou relayés), le collectif disait penser "aux civils palestiniens et israéliens", à "tous les civils victimes de la guerre", à "toutes les femmes violées par les soldats" et condamnait le viol comme "arme de guerre". Mais il ne mentionnait pas explicitement les femmes israéliennes quand un visuel de leur post était consacré à la situation des femmes à Gaza, "premières victimes de la guerre" selon l'ONU. Entre le 26 octobre et le 28 novembre, date du communiqué cité dans le paragraphe précédent, aucun post spécifique au conflit entre le Hamas et Israël n'avait été fait par l'association.


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