Le fléau du harcèlement scolaire

Couvre-feu numérique, portable confisqué, brigades spéciales… Les pistes du gouvernement contre le harcèlement scolaire

par F.S.
Publié le 22 septembre 2023 à 10h02

Source : JT 20h WE

Le gouvernement doit présenter un plan de lutte contre le harcèlement scolaire.
Plusieurs pistes ont été proposées par Gabriel Attal lors d'une réunion avec des députés.
En voici les grandes lignes.

Le suicide du jeune Nicolas à Poissy est devenu en cette rentrée le symbole du problème du harcèlement scolaire. Face aux difficultés des institutions pour enrayer le phénomène, le gouvernement doit dévoiler ce mercredi 27 septembre un plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire. Des mesures dont les premières pistes se dessinent dans la presse.

Des sanctions dès le début de la procédure

Au-delà des solutions pragmatiques déjà en place en cette rentrée, comme la possibilité pour l'administration de changer d'établissements un élève harceleur, le gouvernement veut lutter contre le phénomène plus tôt. Notamment en s'attaquant à son aspect numérique, selon les informations du Parisien

Le ministre de l'Éducation nationale souhaite par exemple la possibilité d'un bannissement du harceleur des réseaux sociaux pendant six mois. Mais aussi des sanctions "pré-sentencielles", pour reprendre l'expression de Gabriel Attal cité par le quotidien. En cas de cyberharcèlement grave qui donne lieu à une saisine du juge des enfants, le ministre propose ainsi la confiscation systématique du téléphone portable du mis en cause.

Toujours concernant le volet numérique, le ministre a expliqué aux représentants de l'ensemble des groupes politiques à l'Assemblée nationale qu'il souhaitait une autre mesure dès le début de procédure. Un savoir, un "couvre-feu numérique". Celui-ci interdirait l'usage des réseaux sociaux à l'enfant accusé de harcèlement à certaines heures de la nuit, par exemple de 18 heures à 8 heures. Des pistes qui visent toutes à lutter contre le prolongement virtuel du harcèlement scolaire, mais qui posent la question cruciale de leur application.

Au-delà de ces sanctions, celui qui défend un "électrochoc à tous les niveaux" veut aussi faciliter l'intervention des établissements. C'est pourquoi il prévoit dans son plan gouvernemental de créer des brigades anti-harcèlement au sein de chaque académie. Composées d'inspecteurs et de psychologues spécialisés dans le domaine, elles seront un interlocuteur pour tous les chefs d'établissements. 

Ces équipes spécialisées pourront éventuellement se déplacer au sein des écoles, des collèges et des lycées en cas de tensions, précise Le Parisien. Plusieurs pistes pour prévenir le harcèlement et le sanctionner, qui doivent désormais être soumises aux arbitrages de la Première ministre.


F.S.

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