Hommage aux victimes du Hamas : en dépit du refus de certaines familles, des élus LFI seront présents

par N.K avec AFP
Publié le 4 février 2024 à 19h12, mis à jour le 5 février 2024 à 15h38

Source : TF1 Info

Des familles de victimes françaises du Hamas ont demandé à l'Elysée à ce que la présence de La France insoumise soit "interdite" à l'hommage qui sera rendu le 7 février à Paris.
Malgré ce refus, le coordinateur de LFI Manuel Bompard a affirmé ce dimanche qu'il participerait à cet hommage, tout comme la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot.

Une décision qui pourrait susciter le débat. Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard a affirmé ce dimanche, sur BFMTV, qu'il participerait à l'hommage aux 42 victimes françaises de l'attaque perpétrée par le Hamas en Israël le 7 octobre dernier. La cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot, avait aussi indiqué le 23 janvier qu'elle se rendrait à la cérémonie.

Or, plusieurs familles de victimes françaises ont demandé mardi dernier, dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, que la présence de LFI soit "interdite" à la cérémonie, qui se tiendra le 7 février prochain au monument pour les victimes du terrorisme sur l'esplanade des Invalides, à Paris.

"Il est normal que la nation rende hommage à des victimes"

"Entre indécence, absence de respect, relativisme et négationnisme, La France Insoumise et ses portes-parole se sont illustrés par des propos gravissimes depuis le pogrom du 7 octobre", accusaient ces familles du collectif "No Silence" dans leur lettre. Elles ont aussi estimé que le mouvement portait "une très lourde responsabilité dans l'explosion de la judéophobie" dans le pays.

De son côté, ce dimanche, Manuel Bompard a jugé sur BFMTV "normal que la nation rende hommage à des victimes" et affirmé son "intention d’y participer", disant "partager" la "peine" et le "chagrin" des familles, sans "volonté de mélanger un hommage national à un moment de politique". Pour lui, "certains passages du courrier (...) paraissent attribuer à La France insoumise des positions qu'elle n'a jamais défendues".

Le 23 janvier, Mathilde Panot avait annoncé qu'elle serait présente à l'hommage et qu'elle avait "demandé à ce qu'il soit rendu un hommage à l'ensemble des victimes françaises de cette guerre au Proche-Orient", donc y compris aux Franco-Palestiniens tués à Gaza par l'armée israélienne. 

Invitée sur le plateau de LCI ce dimanche, Prisca Thevenot, porte-parole du gouvernement, a déclaré que le "7 février, nous ne devrons parler que des victimes des attaques terroristes du Hamas, et uniquement d'elles". Avant d'ajouter, en référence au souhait de Mathilde Panot que soit aussi rendu un hommage à l'ensemble des victimes françaises au Proche-Orient : "Je rappelle à Mathilde Panot de considérer dans quel moment s'inscrit cet hommage du 7 février. Le président de la République a été très clair : c'est un hommage à l'endroit des 41 victimes du terrorisme. Ce même mot qu'elle refuse d'employer. Ce que je demande à Mathilde Panot, c'est, pour une fois, de laisser ce moment d'hommage solennel dont la nation a besoin. Et le reste, elle pourra se servir de l'hémicycle pour continuer à faire ses polémiques stériles."

La France Insoumise parlait de "crimes de guerre"

La France insoumise a créé la polémique après les attaques, notamment en refusant de qualifier le Hamas de groupe "terroriste", préférant parler de "crimes de guerre".

Le chef de file des députés Les Républicains, Olivier Marleix, a dit dimanche sur Radio J comprendre l'"émotion" et le "malaise" des familles "tant La France insoumise a banalisé cette attaque terroriste". Mais il ne voit pas d'inconvénient à la participation de LFI "si c’est en signe de repentance".

Selon les autorités françaises, 42 citoyens français ou franco-israéliens ont été tués le 7 octobre. L'attaque du Hamas, d'une ampleur inédite dans l'histoire du pays, a entraîné la mort d'environ 1.140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes. 

En réaction, Israël a déclenché une offensive aérienne et terrestre sur Gaza, qui a fait plus de 27.000 morts, en grande majorité des femmes, des enfants et des adolescents, selon un dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.


N.K avec AFP

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info