Il rencontre ce jeudi le président colombien : que fait Jean-Luc Mélenchon en Amérique du Sud ?

Justine Faure
Publié le 21 juillet 2022 à 17h17
JT Perso

Source : TF1 Info

Jean-Luc Mélenchon rentrera en France le 26 juillet prochain, après deux semaines en Amérique du Sud qui l'auront mené au Mexique, au Honduras et en Colombie.
L'Insoumis explique qu'il veut "s'imprégner" et "apprendre" de ces sociétés qui préfigurent la nôtre, et qui ont mené la gauche au pouvoir via des "révolutions citoyennes".

Sans mandat électif, qu'allait faire Jean-Luc Mélenchon ? Au lendemain de la présidentielle et des élections législatives, la question se posait. Les Insoumis, eux, répondaient que leur leader continuerait de réfléchir, de construire et de bâtir la gauche victorieuse de demain. C'est certainement avec cet objectif que l'ancien député des Bouches-du-Rhône a décollé, le 12 juillet dernier, pour l'Amérique du Sud, où il a rencontré les présidents mexicain et hondurien, avant de s'entretenir, ce jeudi 21 juillet, avec le nouveau chef d'État colombien, Gustavo Petro.

Montrer qu'il compte toujours

"Après cette longue séquence électorale en France de vingt mois, je vais me réhydrater politiquement, me re-imprégner, labourer mon imagination politique. Apprendre", écrit-il sur son blog. Jean-Luc Mélenchon veut rencontrer des gouvernements issus de "révolutions citoyennes", car "après une phase de ressac, les peuples latino-américains sont en train d’orchestrer de nouveaux épisodes de la révolution citoyenne. Ils choisissent, les uns après les autres, des gouvernements d’une gauche en recherche de rupture", constate-t-il.

L'Insoumis dit vouloir "apprendre de chaque cas pour notre propre combat", persuadé que "les sociétés latinos préfigurent les nôtres", de plus en plus divisées entre très riches et très pauvres, gangrénées par des économies informelle et criminelle. "L’impasse des solutions des droites extrêmes, qui ne règlent rien mais aggravent tout par leurs politiques, accélère le recours à la gauche", assure-t-il, visiblement confiant en l'avenir de son camp politique.  

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Chaque rencontre avec les chefs de gouvernement lui aura permis de mettre en lumière un point des revendications de l'Avenir en commun : l’organisation d’un référendum révocatoire contre le président de la République au Mexique ; l'Assemblée constituante au Honduras, que veut convoquer le nouveau pouvoir de Xiomara Castro ; et l'écologie avec le nouveau président colombien, Gustavo Petro. Ces rencontres avec des chefs d'États en exercice permettent également à Jean-Luc Mélenchon de montrer qu'il n'est pas totalement sorti du jeu politique français, qu'il compte, et qu'il faudra compter sur lui à l'avenir.


Justine Faure

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