L'Ocean Viking est arrivé venredi à Toulon avec 234 migrants à son bord après avoir passé plusieurs semaines en mer.
Deux tiers d'entre eux seront prochainement accueillis dans onze pays européens.
Selon quelle règle ? Celle-ci est-elle contraignante ?

Après de longues semaines en mer à bord du navire humanitaire Ocean Viking, 234 migrants ont débarqué ce vendredi à Toulon. En début d'après-midi, ils ont commencé à être transférés en bus vers un centre de vacances sur la presqu'île de Giens à Hyères, déclaré "zone d'attente internationale" pour une vingtaine de jours. Les passagers feront l'objet d'un suivi sanitaire, de contrôles de sécurité et les deux tiers quitteront la France.

Dans un tweet publié dans l'après-midi ce vendredi, le ministre de l'Intérieur a indiqué qu'à l'heure actuelle, onze États européens se sont engagés à accueillir 175 des 234 passagers du navire. Parmi les pays figurent l'Allemagne (environ 80), le Luxembourg, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Lituanie, Malte, le Portugal, l'Irlande, la Finlande et la Norvège. 

Depuis juin, un système de relocalisation,- qui avait déjà connu un premier volet en 2019 - prévoit que des États membres de l'Union européenne (UE), dont la France et l'Allemagne,  ainsi que trois États associés de l'espace Schengen, accueillent de manière volontaire 8000 migrants arrivés dans des pays comme l'Italie. Prévu pour un an renouvelable, il n’est en revanche pas contraignant juridiquement, mais sur la base du volontariat. En contrepartie, les pays qui ne souhaitent pas accueillir de nouveaux migrants doivent aider financièrement ceux qui les prennent en charge.

SOS Méditerranée réclame un dispositif plus pérenne

C'est dans le cadre de ce "mécanisme volontaire de solidarité" que la France devait accueillir 3500 migrants actuellement en Italie. Mais Paris a annoncé sa suspension "à effet immédiat" en raison de l'imbroglio qui l'a opposé à l'Italie ces derniers jours, son voisin transalpin refusant d'accueillir le navire qui se situait pourtant dans ses eaux territoriales, obligeant la France à intervenir. 

De son côté, la directrice de SOS Méditerranée Sophie Beau a appelé l'Union européenne à trouver un dispositif plus pérenne. "La situation insupportable de l'Ocean Viking montre qu'il est urgent que les États européens mettent en place un mécanisme de débarquement et de répartition pérenne" pour les migrants sauvés en Méditerranée, a-t-elle estimé. 


J.F

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