Dans une interview à "Sud-Ouest", la ministre Olivia Grégoire s'est dite favorable à l'instauration de cours de cuisine à l'école afin de lutter contre l'inflation.
Une déclaration qui a provoqué des réactions à gauches sur le réseau social X (anciennement Twitter).
Olivia Grégoire a réagi sur ce même réseau social pour défendre cette idée visant à privilégier les "produits bruts" aux plats préparés, plus chers.

Des cours de cuisine à l'école pour mieux faire face à l'inflation. Voilà ce qu'a déclaré Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des PME, du Commerce et de l'Artisanat, dans une interview au journal Sud-Ouest publié ce samedi 16 septembre. "Je crois (...) qu'il faut réapprendre à cuisiner les produits bruts, pour éviter d'acheter ceux tout prêts, plus chers", a-t-elle déclaré, interrogée sur le poids de la hausse des prix alimentaires dans le budget des familles. 

"Il faut que les cours de cuisine rentrent à l'école", a-t-elle ajouté, évoquant un "enjeu de grand-mère" dans l'apprentissage de la "petite cuisine du quotidien". La ministre a également regretté dans cet entretien une "pénurie de talents" dans plusieurs secteurs d'activité comme les services à la personne, l'hôtellerie-restauration, le commerce, le tourisme ou encore la vente.

Des réactions au sein de la gauche

Des propos qui ont provoqué de vives réactions à gauche : "Face à la pénurie d'eau potable, prenez des cours de dégustation de vin", a ironisé le patron des Insoumis Jean-Luc Mélenchon sur X (ex-Twitter). "S'il n'y a pas de pain, mangez de la brioche", a t-il ajouté dans un second tweet. "Même plus envie d’en rire", a réagi le chef du Parti socialiste Olivier Faure sur le même réseau social. "Chaque semaine, l’un d’entre eux dévoile leur inconscient : le mépris social en lieu et place de la justice".  

Répondant à ses détracteurs, Olivia Grégoire a défendu cette idée, parfois moquée sur les réseaux sociaux. "Regrettable de résumer en quelques mots et en un tweet prêtant à la polémique un message pourtant de bon sens : privilégier les produits bruts aux produits transformés, c'est bon pour la santé et pour le porte-monnaie, et pas seulement en période d'inflation", a-t-elle insisté.

Selon les derniers chiffres de l'Insee publiés jeudi 15 septembre, les prix de l'alimentation restent l'un des principaux moteurs de l'inflation en France et ont d'ailleurs continué à enregistrer une hausse à deux chiffres (11,2%) le mois dernier, sur un an. En marge de la publication d'une note parlementaire, la sénatrice socialiste du Lot Angèle Préville s'était prononcée début février auprès de l'AFP en faveur de la réintroduction de cours de cuisine à l'école, pointant de son côté du doigt les risques pour la santé des aliments dits "ultra-transformés". 


MB

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