En plus d'abolir la corrida, Aymeric Caron veut interdire les combats de coqs

Justine Faure
Publié le 23 novembre 2022 à 12h14
JT Perso

Source : JT 20h WE

La proposition de loi d'Aymeric Caron visant à interdire la corrida devrait être étudiée ce jeudi à l'Assemblée nationale.
Lundi, le député insoumis a décidé de l'amender pour la compléter en y ajoutant l'abolition des combats de coqs.
L'amendement précise aussi que "l'abolition de la corrida (...) n’aura pas pour effet d’interdire les autres courses de taureaux".

Impossible d'être passé à côté de cette information qui déchaîne les passions : le député Aymeric Caron (LFI) souhaite abolir la corrida. Il a déposé une proposition de loi en ce sens, qui devrait être étudiée ce jeudi 24 novembre à l'Assemblée nationale dans le cadre de la niche parlementaire du groupe insoumis. Mais à trois jours du débat autour de ce texte, le député de Paris a choisi de l'amender pour le compléter, en y ajoutant l'interdiction des combats de coqs, toujours organisés et autorisés dans certaines régions de France. 

A l'instar de la corrida, les combats de coq sont censés être interdits en France. Mais comme l'expliquait TF1info dans un article  publié le 15 novembre dernier (à lire ici), ils bénéficiaient d'exceptions dans certains territoires. Les articles 521-1 et 522-1 du Code pénal interdisent en effet les actes de cruauté et les mises à mort d'animaux, mais précisent qu'ils ne sont pas applicables "aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée", ni "aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie". Aujourd'hui, ces combats ont encore lieu dans le nord de la France, dans les Antilles et à la Réunion.

Ainsi, dans un amendement déposé lundi 21 novembre, Aymeric Caron confirme qu'"en l’état actuel du droit, l’organisation de combats de coqs n’est pas passible de la peine prévue par l’article L. 521‑1 du code pénal" et que "le présent amendement propose de mettre fin à cette exception injustifiable afin que ne subsiste, dans notre code pénal, aucune tolérance envers les sévices graves et les actes de cruauté commis envers les animaux"

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Un texte qui a encore moins de chances d'être adopté

Cet ajout devrait faire baisser le nombre de députés susceptibles de voter en faveur de cette proposition de loi visant à abolir la corrida. Car certains élus du nord de la France ou des Antilles, qui auraient pu voter en faveur de ce texte, pourraient finalement s'abstenir pour sauvegarder ces traditions toujours en vigueur sur leurs territoires. 

Dans cet amendement, Aymeric Caron rassure également sur le fait que "l'abolition de la corrida (...) n’aura pas pour effet d’interdire les autres courses de taureaux", à savoir la bouvine, la course camarguaise, la course landaise, l'abrivado ou encore l'encierro. 


Justine Faure

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