Élections législatives : le camp présidentiel perd sa majorité absolue, poussée historique du RN

"J'avais pris l'engagement de faire six mandats" : Christian Jacob zappe les législatives

Anastasia Nicolas
Publié le 1 mai 2022 à 16h00, mis à jour le 1 mai 2022 à 16h44
JT Perso

Source : TF1 Info

Dans "Le Grand Jury", sur LCI, le patron des LR explique pourquoi il ne se représentera pas aux élections législatives en juin.
Christian Jacob indique avoir promis dès 2017 de ne pas aller au-delà de six mandats de député de Seine-et-Marne.
Il tient cependant à tenir les rennes de son parti jusqu'aux prochains scrutins.

Christian Jacob ne sera pas candidat aux élections législatives. Lors Grand Jury du dimanche 1er mai, sur LCI, RTL et Le Figaro, le président des Républicains a confirmé qu'il ne briguerait pas un siège lors du scrutin des 12 et 19 juin, précisant les raisons de son retrait. 

"J'ai été élu à six reprises. J'ai fait le choix - un choix personnel, d'ailleurs connu de tous mes amis, dans ma famille politique depuis très longtemps - en 2017, que ce serait mon dernier mandat", déclare-t-il. Une promesse qui l'engage visiblement à raccrocher les gants pour de bon, et à tourner le dos à l'Assemblée Nationale.

Élu député de Seine-et-Marne pour la première fois en 1995, chiraquien historique, Christian Jacob confirme donc qu'il ne sera pas candidat à sa succession, mais seulement suppléant sur la liste d'Isabelle Périgault, maire du Plessis-Feu-Aussous, petite commune rurale du département. "J'ai l'habitude de tenir mes engagements", clame-t-il, "j'avais pris l'engagement de faire six mandats, et de ne pas en faire sept".

Quel cap pour les Républicains aux législatives ?

Le patron des Républicains veut tout de même s'imposer en chef de file aux législatives, malgré sa non-candidature. Mais les projets et ambitions de Christian Jacob, tout comme l'avenir des Républicains, semblent encore flous à ce stade. 

Certains évoquent un changement de nom du parti, d'autres ont des inquiétudes plus court-termistes et s'interrogent sur la capacité du parti à financer la campagne des législatives, après la débâcle de la présidentielle. Les candidats "auront le droit à 5000 euros", a-t-il dévoilé au micro de LCI, précisant que les prêts seraient accordés dans la mesure de la capacité de ces candidats à dépasser les 5% des suffrages, seuil du remboursement des frais de campagne par l'État. 

Lire aussi

Sa famille politique, en proie aux divisions entre les partisans d'une alliance avec Emmanuel Macron et les tenants d'une ligne indépendante. Mais tout rapprochement est exclu pour l'heure, ont décidé les ténors de LR. 

"Nous avons échoué à l'élection présidentielle, mais cette ligne de l'indépendance est la seule possible" assène Christian Jacob, loin de croire à une possible union des droites ou à une alliance avec LREM. "J'entends toutes les réflexions sur un pacte de gouvernement, sur un rassemblement avec la majorité présidentielle... Cela porte un nom, c'est le parti unique. Et le parti unique, c'est la monarchie."


Anastasia Nicolas

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info