Jean-Guy Talamoni veut bouter les "salafistes" hors de Corse

Caroline Piquet
Publié le 15 septembre 2016 à 9h16, mis à jour le 15 septembre 2016 à 10h45
Jean-Guy Talamoni veut bouter les "salafistes" hors de Corse

RADICAL - Le président de l'Assemblée de Corse a réaffirmé, ce jeudi, son intransigeance face à l'islam radical. "Nous ne voulons pas de salafistes en Corse", martèle Jean-Guy Talamoni.

L'ouverture, ce jeudi, du procès de la rixe de Sisco du 13 août dernier, est suspendue à un possible dépaysement hors de Corse, rejeté au petit matin par le procureur général de Bastia, mais susceptible d'appel. Ce que regrette Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, qui estime que l'audience "peut se tenir dans des conditions tout à fait normales. Il n'y a aucune raison de dépayser ce procès", souffle-t-il, ce jeudi sur RTL. Pour lui, de l'eau a coulé sous les ponts :  "Notre présence [avec Gilles Siméoni, président du conseil exécutif] a plutôt apaisé les choses. On pouvait craindre des dérapages" mais "le pire a été évité", assure-t-il. 

Balayant les accusations d'ingérences portées à son encontre par l'avocat de l'un des protagonosites, Me Ouadie Elhamamouchi, Jean-Guy Talamoni se défend de toute "partialité" dans cette affaire. "Il n'y a pas l'ombre d'une trace de racisme à Sisco. Il y a en Corse une réaction face à l'inacceptable", répète-il à l'envi. "Il avait des agresseurs et des victimes. Une population a réagi, vivement, mais de manière proportionnée", plaide l'élu du parti indépendantiste Corsica Libera. 

Nous ne voulons pas de salafistes en Corse

Jean-Guy Talamoni

S'il reconnaît, dans les colonnes du Figaro, que la rixe de Sisco "n'est pas un problème d'islamisme radical", Jean-Guy Talamoni n'hésite pas à rappeler, tout de même, qu'il existe une "certaine porosité entre ce radicalisme et certains voyous". "Nous faisons la différence entre les salafistes et les musulmans, cela n'a rien à voir", glisse-t-il, avant d'asséner : "Il n'y a pas de place pour les salafistes en Corse. Nous l'avons dit clairement : nous n'en voulons pas sur l'île".

Aussi, l'élu indépendantiste rappelle qu'il a récemment proposé, avec le président du conseil exécutif de l'Assemblée de Corse, une résolution solennelle visant "la fermeture de tous les lieux de prière dans lesquels se tiennent des propos [salafistes], incompatibles avec nos valeurs, et l'expulsion des religieux ou pseudo-religieux".


Caroline Piquet

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