François Bayrou a été relaxé, ce lundi, dans l'affaire des assistants d'eurodéputés MoDem dans laquelle il était mis en examen depuis 2017.
"Pour moi c'est un cauchemar de sept années qui vient de s'achever par une décision sans contestation du tribunal", a-t-il déclaré à l'issue du verdict.
Le président du MoDem a dénoncé les "gâchis politique et humain" causés par cette affaire.

Le président du MoDem François Bayrou a été relaxé, ce lundi, par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Une décision dont il s'est félicité devant les caméras. "Depuis la première minute de cette affaire, je dis que cette accusation est infondée. (...) Le tribunal a dit que je n'étais pas en cause dans cette affaire", a-t-il réagi, évoquant "un cauchemar de sept années qui vient de s'achever par une décision sans contestation du tribunal".

Surtout, le Haut commissaire au plan s'est réjoui de la fin d'un "gâchis politique puisque pendant sept années nous avons été interdits de responsabilités" (nommés au gouvernement en 2017, François Bayrou et Marielle de Sarnez avaient dû le quitter un mois après à l'ouverture de l'enquête, ndlr), de la fin d'un "gâchis financier" "très important", et de la fin d'un "gâchis humain". "Le gâchis le plus grave c'est un gâchis humain, parce qu'il y a des gens qui en sont morts", a-t-il dit ému, en pensant à Marielle de Sarnez. Morte en 2021 d'une leucémie foudroyante, François Bayrou a tenu pour responsable sa mise en examen dans cette affaire. 

"Ce n'est pas la politique le plus important"

Interrogé par les journalistes sur son avenir politique, alors qu'une nouvelle vague de nominations gouvernementales doit intervenir, le président du MoDem a réclamé d'"attendre quelques minutes, quelques heures, pour réfléchir à cet avenir". "Après une épreuve de cette ampleur, de cette dimension, de cette longueur dans le temps, ce n'est pas la politique le plus important", a-t-il assuré.


J.F.

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