"Kohlantess" à la prison de Fresnes : les organisateurs suppriment leur vidéo et s'expliquent

Publié le 22 août 2022 à 23h02

Source : TF1 Info

Lundi soir, le créateur de "Kohlantess", a expliqué pourquoi les organisateurs avaient décidé de "supprimer sans délai la vidéo" tournée à la prison de Fresnes (Val-de-Marne).
L'événement avait fait polémique après une séquence montrant une partie de karting dans les murs de l'établissement.
D'après Djibril Dramé, la présence d'un "détenu possédant un casier judiciaire lourd" n'était pas conforme aux "conditions des organisateurs".

Synonyme d'embarras pour les autorités judiciaires, en cette rentrée estivale, l'affaire "Kohlantess" connait une suite, ce lundi 22 août au soir. Djibril Dramé, le créateur de ce "Koh-Lanta des cités", s'est fendu d'un message sur ses réseaux sociaux, et notamment sur Instagram. Il y explique que les organisateurs ont "décidé de supprimer sans délai la vidéo".

Cet événement, organisé le 27 juillet, rassemblant détenus, surveillants et jeunes de Fresnes (Val-de-Marne), a provoqué l'indignation de plusieurs personnalités de droite et d'extrême droite après la diffusion d'une vidéo, vendredi sur les réseaux sociaux, notamment sur YouTube, montrant une course de karting dans la cour de la prison. Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a annoncé samedi sur Twitter avoir "ordonné une enquête" administrative et dénoncé des "images choquantes". "La lutte contre la récidive passe par la réinsertion, mais certainement pas par le karting !", s'est offusqué le ministre.

"Il nous a toujours été confirmé que nos conditions avaient été formellement respectées"

"La confiance que nous avons accordée au centre pénitentiaire de Fresnes ainsi qu'au ministère de la Justice a été rompue", mentionne le communiqué signé par "L'équipe de KohLantess", ajoutant : "Nous avons pourtant stipulé à plusieurs reprises nos conditions, à savoir : aucune peine résultant d'une atteinte à l'intégrité physique et/ou morale d'une personne". Or, "nous avons appris qu'un des détenus participant à une épreuve possédait un casier judiciaire lourd", peut-on aussi lire.

"A plusieurs reprises et à tous les niveaux administratifs et surtout tout au long de la réalisation du projet, il nous a toujours été confirmé que nos conditions sur le choix des détenus avaient été formellement respectées", poursuit le texte, avant de conclure : "Nous souhaitons et exigeons que la promesse de don fait par le centre pénitentiaire de Fresnes soit intégralement reversée à une association d'aide aux victimes".

Selon ce que rapportait L'Opinion ce lundi, un des détenus ayant participé à l'émission "a été condamné à dix ans de réclusion criminelle pour viol par la cour d’assises du Val-de-Marne en février 2021". Sa fiche pénale, affirme le quotidien sur son site internet, fait aussi état "de nombreuses affaires de vols dont des violences avec arme, de plusieurs jugements pour trafic de stupéfiants. Et d’une évasion en 2018 alors que le condamné était placé sous bracelet électronique. Sans compter divers incidents en détention". Ce détenu âgé de 31 ans aurait participé à l’épreuve de tir à la corde de "KohLantess", précise le quotidien. 

Appelé à réagir, la chancellerie a indiqué à l'AFP que "l'enquête donnera les éléments", sans confirmer ou infirmer les informations du quotidien.


La rédaction de TF1info

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