Après les élections législatives, une France ingouvernable ?

L'Assemblée débloque 500 millions d'euros pour augmenter les pensions de retraites, nouveau revers pour l'exécutif

LC. avec l'AFP
Publié le 26 juillet 2022 à 20h05
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Source : JT 20h Semaine

Contre l'avis du gouvernement, les députés de l'opposition ont voté, ce mardi 26 juillet, le déblocage de 500 millions d'euros pour augmenter les pensions.
Un nouveau couac pour l'exécutif qui a subi plusieurs revers ces derniers jours.

Nouveau revers pour l'exécutif. Contre l'avis du gouvernement, l'Assemblée nationale a voté, ce mardi 26 juillet, une revalorisation supplémentaire de 500 millions d'euros pour les pensions de retraite, dans le cadre de l'examen du projet de budget rectifié pour 2022. Le vote sur cet amendement a été acquis par une courte majorité, avec 186 députés pour et 181 contre, et bénéficiera concrètement aux retraités de la fonction publique.

Embûches pour la majorité

Le Sénat dominé par la droite peut toutefois revenir sur ce vote. Mais les couacs s'enchaînent du côté de la majorité au Palais-Bourbon, où rien ne se passe comme prévu. Lundi, les députés, avec l'union des Républicains, du Rassemblement national et de la gauche, ont voté un soutien à hauteur de 230 millions d'euros pour les foyers se chauffant au fioul. L'exécutif privilégiait pourtant une aide de 50 millions fléchée pour les ménages modestes.

Deux jours plus tôt, le gouvernement avait subi son premier gros accident : contre son avis, les élus, dont une partie du groupe Horizons, ont décidé d'allouer 120 millions d'euros aux départements pour compenser la hausse de 4 % du RSA. C'est la première fois que ses alliés de la majorité marquaient leur différence.

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Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, s'est alors dit "stupéfait de voir des parlementaires qui n'ont que le mot rétablissement des finances publiques à la bouche engage(r) de telles dépenses publiques". Mais même malmenés, les membres du gouvernement ont l'obligation de "participer aux travaux" jusqu'au bout de la session parlementaire prévue à ce stade le 7 août, a recommandé la Première ministre Elisabeth Borne.


LC. avec l'AFP

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