L'Assemblée nationale rejette les motions de censure de LFI et du RN, le premier volet du budget adopté

par M.M avec AFP
Publié le 21 octobre 2023 à 7h15

Source : Sujet TF1 Info

Dans la nuit de vendredi à samedi, les motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national ont été rejetées à l'Assemblée nationale.
Ce qui a valu adoption du premier volet du budget 2024, alors qu'Elisabeth Borne avait dégainé l'article 49.3 de la Constitution, mercredi.

Nuit sans surprise pour la majorité présidentielle. Entre vendredi 20 et samedi 21 octobre, les motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national ont été rejetées à l'Assemblée nationale, ce qui a entrainé l'adoption du premier volet du budget 2024, alors qu'Elisabeth Borne avait dégainé l'article 49.3 de la Constitution.

La motion du Rassemblement national a recueilli 89 voix et celle de La France Insoumise 219 suffrages, sur les 289 nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Leur rejet vaut adoption en première lecture du volet recettes du projet de loi de finances (PLF), transmis au Sénat.

Les députés du RN ont soutenu la motion de LFI

En pleine période de déchirements au sein de la Nupes, la motion LFI a tout de même été votée par la quasi-totalité des députés socialistes et communistes, mais par moins de la moitié du groupe écologiste. Les députés du RN l'ont aussi soutenue.

Auparavant, la Première ministre avait renvoyé dos à dos "l'extrême droite" et "l'extrême gauche", leur "même culture de la démagogie" et de "l'outrance". "Engager la responsabilité du gouvernement ne se fait jamais ni avec légèreté ni par facilité. Je le fais par devoir", a affirmé Mme Borne, "parce que la France ne peut pas se passer d'un budget".

Ces 19e et 20e tentatives de censure n'avaient quasiment aucune chance d'aboutir, puisque le groupe LR ne s'y associait pas.

Dans l'hémicycle mercredi, la Première ministre avait utilisé pour la treizième fois le 49.3 depuis qu'elle est à Matignon, en défendant un texte "de responsabilité" avec "16 milliards d'euros d'économies", et des investissements pour "accélérer la transition écologique".

Elisabeth Borne a dégainé l'arme constitutionnelle au deuxième jour des débats, avant même l'examen des articles, alors que cette première partie du budget avait été rejetée en commission.


M.M avec AFP

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