La droite sénatoriale propose (encore) de repousser l'âge de départ à la retraite à 63 ans

La rédaction de LCI
Publié le 15 novembre 2020 à 13h50
JT Perso

Source : TF1 Info

SOCIAL - A l'initiative de la majorité de droite, le Sénat a voté samedi un amendement repoussant l'âge de départ à la retraite à 63 ans. Sur LCI, le président du Sénat Gérard Larcher a défendu un "amendement de vérité".

À l'occasion de l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale, la droite sénatoriale a remis sur la table la question des retraites. Samedi, les sénateurs ont voté un amendement de la majorité de droite repoussant l'âge de départ à 63 ans. 

L'amendement du rapporteur LR pour la branche vieillesse, René-Paul Savary, propose de repousser progressivement l'âge légal de départ à la retraite jusqu'à 63 ans en 2025 et d'accélérer l'allongement de la durée de cotisations pour atteindre 43 annuités dès la génération 1965.

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Mais de l'aveu même de son auteur, cet amendement n'a aucune chance de survivre à la navette parlementaire. Alors pourquoi l'avoir voté, en pleine crise sanitaire ? Invité du Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro, le président du Sénat Gérard Larcher a déclaré : "Poser la question de l’âge, à un moment où cette question n’a pas été traitée, ça m’apparaît indispensable et en responsabilité. (…) Est-ce que le temps de la réforme est aujourd’hui ? La réponse est non. Mais cet amendement nous l’avons déjà voté l’an dernier, il est logique. Il est aussi un amendement en vérité. On ne peut pas dire aux gens ‘vous aurez un équilibre du système de retraite sans toucher à l’âge et à la durée de cotisation'."

La ministre Brigitte Bourguignon a jugé l'initiative de la commission des Affaires sociales "prématurée", compte tenu de "l'absence de visibilité sur les conséquences de la crise sanitaire sur le système de retraites". L'opposition a, elle, regretté le calendrier. Bernard Jomier (PS) s'est dit "stupéfait du tempo politique" de l'amendement, en pleine crise économique et sociale. "C'est choquant de profiter d'un amendement pour faire revenir par la fenêtre la réforme des retraites (...) particulièrement impopulaire", a jugé Laurence Cohen (CRCE à majorité communiste).

Le gouvernement n'abandonne pas la réforme des retraites

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le président de la République avait fait savoir en juilllet dernier qu'il ne comptait pas abandonner la réforme des retraites, alors que les négociations ont été stoppées par la crise sanitaire. Le Premier ministre a indiqué au début de l'été que la réouverture des négociations à ce propos ne se ferait pas avant la fin de l'année 2020.


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