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Sanctions contre la Russie : Marine Le Pen refuse "que les Français se fassent hara-kiri"

Maxence GEVIN
Publié le 14 mars 2022 à 21h47, mis à jour le 14 mars 2022 à 22h14
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Source : TF1 Info

Invitée "La France face à la guerre" ce lundi sur TF1, Marine Le Pen s'est montrée favorable aux sanctions contre la Russie, à condition qu'elles n'affectent pas le pouvoir d'achat des Français.
"Mon obsession est la protection des Français", affirme la candidate du RN.

Des mesures dures, oui, mais pas à n'importe quel prix. Sur le plateau de "La France face à la guerre", lundi 14 mars sur TF1, Marine Le Pen s'est montrée sceptique sur les sanctions les plus dures déployées contre la Russie, après l'invasion de l'Ukraine. "Toutes les sanctions, oui, mais à condition qu'elles ne mettent pas en cause notre économie", met-elle en garde. "Je ne souhaite pas que les Français se fassent hara-kiri au motif de sanctions décidées par nos dirigeants et qui ne s'attacheraient pas à la vie quotidienne de nos compatriotes", martèle la candidate.

"Mon obsession est la protection des Français. Je ne veux qu'ils perdent leur emploi, qu'ils se retrouvent avec l'incapacité de se chauffer, se nourrir ou de prendre la voiture pour aller travailler", ajoute la candidate du RN. "En empêchant les exportations de blé, on risque des émeutes de la fin qui pourraient générer des flux migratoires importants", prévient-elle encore. 

"Je n'ai aucune ambiguité"

Pour ce qui est de l'invasion de l'Ukraine en tant que telle, Marine Le Pen a tenu à exprimer son opposition farouche. "J'ai condamné, dès le début et de la manière la plus claire qui soit, cette invasion en Ukraine", a-t-elle affirmé. "Je n'ai aucune ambiguïté", assène-t-elle. "Mais je ne suis pas sûr que la tendance actuelle d'utiliser des mots de plus en plus brutaux, des menaces de plus en plus claires, soient susceptibles de permettre la paix", s'inquiète-t-elle encore, en référence à l'escalade verbale récente entre les dirigeants de l'Otan et ceux de la Russie. 

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La cheffe de file du Rassemblement National, qui refuse de qualifier Vladimir Poutine de "dictateur", estime que le président russe est un "autocrate", comme le sont les "dirigeants de l'Arabie Saoudite, du Qatar ou de la Chine".


Maxence GEVIN

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