La maire de Besançon Anne Vignot a annoncé vendredi porter plainte pour harcèlement en ligne.
Cela fait suite à une présente plainte qu'elle a déposée contre la présence de pancartes anit-migrants pendant le carnaval.

C'est une plainte qui lui vaut aujourd'hui d'être insultée et menacée de mort. Après avoir déposé plainte contre des pancartes racistes aperçues lors du carnaval de la ville organisé début avril, la maire de Besançon a annoncé être victime d'un harcèlement en ligne "d'une extrême violence". Et indiqué avoir à nouveau porté plainte pour en identifier les auteurs. 

Des insultes et menaces de mort

"Le 7 avril 2024 dans le cadre du Carnaval de Besançon, des militantes du collectif d'extrême droite Nemesis ont perturbé le défilé en brandissant deux pancartes associant sans nuance les termes +immigrés+ et +violeurs+", recontextualise Anne Vignot dans un communiqué publié le 12 avril. Des pancartes ont été tenues lors du carnaval par deux jeunes femmes du collectif Nemesis et sur lesquelles on pouvait lire "Violeurs étrangers dehors" puis "Libérez-nous de l'immigration". L'élue écologiste a donc porté plainte pour "incitation à la haine raciale", déclenchant le saisissement du parquet de Besançon et l'ouverture d'une enquête. Dans ce cadre, une militante d'extrême droite a été placée en garde à vue le 9 avril, puis relâchée.

Mais cette plainte a valu à la maire de Besançon de subir une vague de cyber-harcèlement dès le 8 avril. "À l'annonce de ce dépôt de plainte, j'ai subi un harcèlement ciblé et coordonné d'une extrême violence sur les réseaux sociaux. Au-delà des outrages me visant en ma qualité de maire, ou des appels à commettre des crimes à mon encontre, dont des menaces de viol, j'ai reçu des centaines d'injures et propos haineux ou dégradants", détaille Anne Vignot dans son communiqué. À l'Est Républicain, l'édile a déjà annoncé le 9 avril sa volonté de déposer une nouvelle plainte après avoir reçu des menaces telles que "Sois patiente, tu seras tondue à la Libération", ou encore "Saute dans un cercueil qu’on en finisse immondice".

En parallèle, la maire a annoncé porter plainte contre des élus RN de Bourgogne-Franche-Comté, qui ont brandi des pancartes "Violeurs étrangers dehors" durant la séance du conseil régional du 11 avril. L'un d'eux a également prononcé un mot relevant d'une "expression empruntée au vocabulaire nazi". Il s'agit du mot "Untermensch", "sous-homme" en allemand, au sein de l'hémicycle. Un terme utilisé par les nazis pour désigner les juifs ou les Russes par exemple.


C.Q

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