Les retraites, le dossier explosif du second mandat d'Emmanuel Macron

Retraites : de nouvelles concertations prévues jusqu'à Noël, un projet de loi "avant la fin de l'hiver"

A. Lo.
Publié le 29 septembre 2022 à 8h41
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

L'exécutif maintient sa réforme des retraites, mais a décidé de temporiser sur la méthode.
Mettant de côté le "passage en force", la Première ministre a annoncé ouvrir un nouveau cycle de concertations.
Cela doit permettre l'adoption d'un projet de loi début 2023 pour une application dès l'été suivant.

Pas de "passage en force" mais un calendrier tout de même très serré. Malgré des syndicats et l'opposition vents debout contre la réforme des retraites, la Première ministre Elisabeth Borne maintient l'objectif du Président de la République d'une application à l'été 2023. 

Souhaitant malgré tout temporiser après plusieurs jours d'atermoiements et de divisions au sein même de la majorité et alors qu'une première journée de grèves et de manifestations s'ouvre, ce jeudi 29 septembre, la cheffe du gouvernement a annoncé ouvrir un nouveau cycle de concertations.

Ouverture de trois nouveaux mois de pourparlers

Le ministre du Travail Olivier Dussopt va engager, dès la semaine prochaine, de nouvelles négociations avec organisations patronales et syndicales ainsi qu'avec les "groupes parlementaires". Pour le moment, les concertations devraient se faire "sur la base du programme présidentiel", qui prévoit notamment un "report progressif de l'âge de départ de 4 mois par an, aboutissant à 65 ans en 2031". La retraite minimale à 1100 euros et la fin des régimes spéciaux sont aussi sur la table.

"Un bilan" de ces discussions devraient être présenté par la Première ministre "avant Noël", laissant par conséquent trois mois de pourparlers. En fonction de l'avancée de ces concertations, la méthode devrait ensuite être définie. Le "passage en force", un temps évoqué par certains ministres, a été écarté. L'objectif pour l'exécutif est plutôt d'aboutir à un texte spécifique présenté fin 2022 et voté début 2023, "avant la fin de l'hiver", pour une entrée en vigueur toujours fixée à l'été 2023.

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Un projet de loi ad hoc présente cependant un risque pour l'exécutif qui ne dispose que d'une majorité relative à l'Assemblée. C'est pourquoi la possibilité d'un amendement au PLFSS n'est pas définitivement écarté par la Première ministre si les discussions n'aboutissent pas. Plus généralement, Elisabeth Borne entend, au lendemain d'un dîner à l'Élysée réunissant les cadres de la Macronie, "profiter des semaines qui viennent pour bien reposer les enjeux" de la réforme. "Parce que ça fait un moment qu'on ne parle plus des enjeux, mais de la méthode", a-t-elle déploré.


A. Lo.

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