Emmanuel Macron s'est rendu à Aubervilliers en début de soirée où les candidats de la maison commune "Ensemble !" ont reçu une journée de formation.
Dans un discours de mobilisation, le président a attaqué indirectement la campagne de Jean-Luc Mélenchon et l'alliance de gauche.

Du côté macroniste, l'ennemi a été désigné. Les candidats investis par la maison commune "Ensemble !" étaient réunis mardi aux Docks d'Aubervilliers pour une journée de formation, avec en clôture, une intervention du président de la République. L'occasion de lancer la campagne des législatives en ciblant principalement Jean-Luc Mélenchon et l'alliance de la gauche qui s'est formée autour de lui.

"Un troisième tour ? Ça n'existe pas"

"Un troisième tour ? Ça n'existe pas", a fustigé Emmanuel Macron dans son discours à huis clos, appelant ses troupes à ne pas se "laisser intimider par ceux qui voudraient rejouer aux législatives ce qui a été tranché à la présidentielle". Selon lui, les candidats macronistes auront face à eux "un projet d'exclusion à l'extrême droite de l'échiquier" et "de l'autre côté un projet qui a choisi le communautarisme", visant par là le projet soutenu par la Nupes, l'alliance conclue à gauche.

Durant la journée, des propos similaires ont été tenus par les cadres de la Macronie. "Jean-Luc Mélenchon a réussi un premier exploit médiatique, celui de laisser penser qu'une troisième défaite présidentielle, en plus d'une troisième place, ce serait une victoire. Mais au fond, on sent bien que maintenant, quand il dit "élisez-moi" aux Français, c'est juste parce que c'est son envie", estimait ainsi Christophe Castaner auprès des candidats "Ensemble !" dans un "cours de communication"

Face à une "majorité d'action", le député, qui sera également en campagne pour sa réélection, a recommandé de viser des adversaires qui "veulent exister, empêcher, bloquer" en opposition. De son côté, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a conseillé d'être "offensifs sur l'Europe", sujet de nombreuses crispations durant les négociations entre les différents partis de gauche pour former une alliance.

Avant même le second tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon s'était posé en leader de l'opposition face à Emmanuel Macron, appelant à ce que les Français l'élisent Premier ministre. "Il y a un troisième tour et tout sera sacrifié de ma part à cet objectif. Soyez 11, 12, 13 millions, rassemblez-vous", avait déclaré le leader de la France insoumise. Alors que les candidats "Ensemble !" sont presque tous investis, la campagne de riposte contre la Nupes semble donc lancée du côté du camp macroniste.


Aurélie LOEK

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