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Législatives : les investitures de Jean-Michel Blanquer et Manuel Valls provoquent des remous dans la majorité

Justine Faure
Publié le 6 mai 2022 à 13h17
JT Perso

Source : JT 20h WE

La majorité a dévoilé jeudi la première salve de ses candidats pour les élections législatives des 12 et 19 juin prochain.
Dans cette liste, certains sont accusés d'être parachutés et de piquer la place de candidats déjà en place ou promis à ces circonscriptions.
C'est le cas du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et de l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

La première salve d’investitures dévoilées jeudi par Renaissance a semé la pagaille dans quelques circonscriptions. Pour permettre à des "têtes d’affiche" de la majorité de briguer un mandat à l’Assemblée nationale, le parti du président a sacrifié des députés sortants qui n’entendent pas renoncer aussi facilement.

L’exemple le plus médiatique s'avère celui concernant Manuel Valls. L’ancien Premier ministre, soutien d’Emmanuel Macron, a été investi dans la 5e circonscription des Français de l’étranger (Andorre, Espagne, Portugal, Monaco), détenue jusqu’ici par le député de la majorité Stéphane Vojetta. Ce dernier a annoncé qu’il maintiendrait sa candidature face à l’ancien socialiste, en refus des "parachutages et autres soubresauts de ‘l’ancien monde’".

"Je serai donc candidat aux élections législatives dans cette circonscription, afin de poursuivre les nombreuses actions que j’ai initiées en tant que député. Mais aussi, car les Français de la circonscription méritent d’être représentés par une personne pour qui la fidélité, la proximité et la parole donnée ont une valeur", a-t-il écrit dans un communiqué, assurant qu’il restera "un loyal soutien du président de la République et de son action"

Blanquer parachuté dans le Loiret au détriment d'un candidat Horizons

Le parachutage de Jean-Michel Blanquer fait également des remous. Parisien pur souche et jamais élu, le ministre de l’Éducation nationale sera candidat aux législatives dans la 4e circonscription du Loiret. Une circonscription où l’adjoint au maire d’Amilly et conseiller départemental Christophe Bouquet, par ailleurs référent d’Horizons dans la région Centre-Val de Loire, avait l’intention de se présenter sous l’étiquette du parti d’Edouard Philippe, composante de la majorité.

Avant que la candidature du ministre ne soit confirmée mercredi soir, Christophe Bouquet avait indiqué auprès de La République du centre "ne pas comprendre le lien que Jean-Michel Blanquer a avec la circonscription".

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Selon lui, sa candidature "a toujours été considérée comme légitime" : "J’ai bien été identifié par l’ensemble des représentants locaux comme le candidat de la majorité présidentielle (...) Pour quelle raison je retirerais ma candidature ? La circonscription est ouverte", avait-il indiqué. 

Depuis l’officialisation de l’investiture de Jean-Michel Blanquer, il n'a pas précisé quelles seraient ses intentions.


Justine Faure

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