L'Assemblée nationale étudie à partir de ce mercredia une proposition de loi transpartisane visant à lutter contre les arnaques et les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux.
Si elle est adoptée, elle interdira la publicité de boissons alcoolisées ou de la chirurgie esthétique.
Mais de nombreux amendements ont également été déposés pour prohiber la promotion de voyages, consommation de viande ou jeux d'argent.

Partenariats rémunérés non explicites, concurrence déloyale, exil fiscal... Les députés veulent instaurer des règles dans un milieu qui en a peu. Pour tenter de réguler l'activité des influenceurs, en pleine expansion, les élus du palais Bourbon examinent à partir de ce mercredi 29 mars une proposition de loi transpartisane, portée par le député Renaissance Stéphane Vojetta et le socialiste Arthur Delaporte, qui vise notamment à imposer un cadre aux promotions sur les réseaux sociaux. 

La "junk food" dans le collimateur

Aussi, les promotions de "boissons avec ajouts de sucres, de sel ou d’édulcorants de synthèse ou de produits alimentaires manufacturés" devront être accompagnées d'une information sanitaire, indique le texte de loi. Mais les députés socialistes ont également déposé un amendement pour interdire la promotion aux moins de 16 ans de "boissons et produits alimentaires manufacturés dont la teneur en sel, en sucres ou édulcorants de synthèse ou en matières grasses [est] supérieure à un certain seuil". D'autres veulent interdire la promotion de tous produits ayant un nutriscore D ou E.

Les députés souhaitent également prohiber la promotion de produits de santé, dispositifs médicaux, ou compléments alimentaires, notamment amincissants ou promettant de guérir de maladies graves comme le cancer, un type de publicité pour lequel avait notamment été épinglé l'influenceur Dylan Thiry. Un amendement de députés Renaissance y inclut même des "bonbons visant à modifier 'le goût du vagin' comme en faisait récemment la promotion l’influenceuse Kim Kardashian"

Les députés écologistes veulent aussi s'attaquer à la promotion de produits polluants qui "contreviennent aux objectifs de l’Accord de Paris", à savoir les voyages, la conduite automobile, la consommation de viande, l'importation de produits à bas coût. Contre la maltraitance animale, des députés de la majorité souhaitent aussi interdire la publicité de spectacles d’animaux non domestiques ou la diffusion d'images d’animaux sauvages lors d’émissions télévisées. 


Justine FAURE

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