Limoges : le maire visé par une plainte pour harcèlement

par F.S. avec AFP
Publié le 17 février 2024 à 19h49

Source : JT 20h Semaine

Le maire de Limoges, Emile Roger Lombertie, fait l'objet d'une plainte pour harcèlement moral.
L'élu Les Républicains est accusé d'avoir tenu "des propos à caractère sexiste" et d'avoir eu des "comportements à caractère sexuel".
Les plaignants sont une ancienne collaboratrice et un cadre toujours en poste.

Les plaignants dénoncent des propos et des comportements "hautement problématiques et toxiques". Le maire de Limoges fait l'objet d'une plainte pour harcèlement moral de la part d'une ancienne collaboratrice et d'un cadre toujours en poste, a indiqué ce samedi 17 février l'avocate des plaignants. Ces derniers rapportent aussi des faits présumés d'agression et harcèlement sexuels d'Emile Roger Lombertie sur d'autres personnes.

Un "exercice anormal" de l'autorité

Dans les pages du Monde, les plaignants décrivent des propos à caractère "sexiste, graveleux, tendancieux et dénigrants", ainsi que des comportements "à caractère sexuel sans équivoque". La plainte, envoyée mardi au parquet, vise aussi deux des adjoints du maire Les Républicains, élu à Limoges depuis 2014. Exemples à l'appui, les plaignants dénoncent en effet un "exercice anormal de l'autorité hiérarchique" par les trois élus en question. 

En 2015 déjà, les femmes élues de l'opposition municipale avaient publiquement exprimé leur "ras-le-bol" des propos "systématiquement sexués et sexistes" tenus par le maire de Limoges et certains membres de son équipe. À l'époque, une élue du Parti socialiste racontait ainsi comment, lorsqu'elle évoquait la baisse des subventions aux clubs sportifs, l'élu de droite avait sous-entendu qu'elle rendrait visite à des joueurs dans les vestiaires.

Dans un communiqué, la mairie n'a pas souhaité répondre. Elle s'est dite dans l'incapacité "d'émettre une quelconque réaction", arguant que pour l'heure, les trois élus "n'ont pas été avisés d'un tel dépôt de plainte à leur encontre". Dans la plainte déposée, l'avocate des plaignants, Christelle Mazza, suggère un dépaysement du dossier vers un autre parquet, "dans un souci de bonne administration de la justice". Début février, le ministère de la Justice a requis la mutation du procureur de la République de Limoges, Baptiste Porcher, lui-même accusé de propos sexistes envers des collaboratrices.


F.S. avec AFP

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