Le gouvernement Borne II

Projet de loi immigration : on doit "dire qui on veut, qui on peut accueillir", selon Elisabeth Borne

Publié le 6 décembre 2022 à 21h22
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

On doit dire "qui on veut" et "qui on ne veut pas" accueillir, a affirmé Elisabeth Borne.
La Première ministre a ouvert un débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale.
Si elle se veut ferme contre l'immigration illégale, elle appelle aussi à "mieux accueillir" ceux qui restent.

"La France est et restera fidèle à sa tradition d’asile, mais il est légitime de se poser la question de notre politique migratoire : dire qui on veut, qui on peut accueillir, et qui on ne veut pas, qui on ne peut pas accueillir", a déclaré la Première ministre, en ouvrant le débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale ce mardi. 

"Fermeté" et "humanité"

Le gouvernement défendait les orientations du projet de loi immigration qu'il doit déposer début 2023, dont il estime qu'il sera équilibré entre "fermeté" et "humanité", selon les termes d'Elisabeth Borne. Le projet présente une série de durcissements, ainsi qu'une réforme "structurelle" du système d'asile, au service de l'accélération des procédures, ainsi que quelques mesures en faveur de l'intégration. 

L'immigration zéro n’est ni souhaitable, ni possible

Elisabeth Borne

"L'immigration zéro n’est ni souhaitable, ni possible, pas plus réaliste que ne l'est une immigration dérégulée", a précisé la Première ministre, anticipant successivement les critiques de la droite et de la gauche de l'hémicycle. "Et avant que l’extrême droite ne tente une nouvelle manipulation, je le redis : il ne s’agit en aucun cas d’une régularisation massive", a-t-elle encore précisé, "il s’agit de régulariser certaines personnes".

Elisabeth Borne a confirmé vouloir "accélérer (les) procédures" pour "faire partir plus vite ceux qui le doivent", promettant d'être "intraitable avec les étrangers délinquants, même en situation régulière". Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, s'est montré encore plus direct face aux députés, déplorant que "trop de règles spécifiquement françaises empêchent d'expulser les criminels" étrangers.

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Le deuxième objectif du projet de loi est de "mieux accueillir ceux qui restent", a développé la Première ministre. "La question de la régularisation peut se poser pour des personnes en situation irrégulière, présentes sur notre sol depuis plusieurs années, et qui travaillent depuis longtemps", a-t-elle affirmé. 


La rédaction de TF1info

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