Le gouvernement Borne II

Pouvoir d'achat : le gouvernement veut tourner la page du "quoi qu'il en coûte"

A.B.
Publié le 10 juillet 2022 à 7h07
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

La cheffe de file des députés LaREM Aurore Bergé a prévenu que le projet de loi pouvoir d'achat ne se ferait pas sur le "n'importe quoi qu'il en coûte".
Dans une interview au Parisien samedi, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal avait déjà affirmé que "nous sommes passés du quoi qu’il en coûte au combien ça coûte".

L'heure n'est plus aux dépenses sans compter. Le gouvernement a, en effet, tourné la page du quoi qu'il en coûte avec son projet de loi pouvoir d'achat. Dans une interview au Journal du dimanche, la cheffe de file des députés LaREM, Aurore Bergé s'est en effet dite ouverte à des "compromis" avec l'opposition sur ce dossier "mais pas à n'importe quel prix". "Ce ne sera pas le 'n'importe quoi qu'il en coûte !' Si c'est 35 milliards de dépenses supplémentaires pour bloquer le prix de l'essence, ce serait une irresponsabilité absolue", a-t-elle estimé.

Dans une Assemblée sans majorité absolue pour les macronistes, "oui, nous avons besoin d'avoir une recherche absolue et permanente du compromis. Mais on ne le fera pas à n'importe quel prix", a souligné la présidente du groupe LREM, désormais baptisé Renaissance. Aurore Bergé a également évoqué de possibles discussions avec "l'arc républicain", dont elle a exclu "l'extrême droite" RN et "l'extrême gauche" LFI.

Ne pas "s'interdire de dépenser"

Cette interview intervient alors que, la veille, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal a signé, dans une interview au Parisien, la fin du fameux "quoi qu'il en coûte", mis en place pour faire face à la crise économique engendrée par la pandémie de Covid-19. Il a ainsi estimé que "nous sommes passés du quoi qu’il en coûte au combien ça coûte". S'il ne faut pas "s’interdire de dépenser", le ministre estime qu'il faut "se poser les questions nécessaires avant d’engager des dépenses importantes".

Les députés doivent examiner à partir de lundi en commission le projet de loi de "mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat". Il est attendu dans l'hémicycle le lundi suivant 18 juillet. Parmi les principales mesures de ce texte figurent les revalorisations anticipées de 4% des pensions de retraite et des prestations sociales, l'augmentation de 3,5% du traitement des agents publics, un chèque alimentaire de 100 euros, auquel il faudra ajouter 50 euros par enfant. 

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On y trouve également la prolongation de la remise carburant de 15 à 18 centimes et du bouclier tarifaire sur l'énergie, la suppression de la redevance ou encore le triplement de la prime Macron (prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, défiscalisée et désocialisée).


A.B.

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