Poutine à Brégançon ce lundi : avant le chef du Kremlin, ces dirigeants reçus au fort par les présidents français

La rédaction de LCI
Publié le 19 août 2019 à 15h10
JT Perso

Source : 24H PUJADAS, L'info en questions

REBELOTE - Pour la deuxième année consécutive, Emmanuel Macron a choisi de recevoir ce lundi avec Vladimir Poutine un dirigeant étranger à Brégançon afin de rétablir des liens diplomatiques essoufflés par l'actualité. Un exercice auquel il s'était prêté l'an dernier, avec Theresa May, suivant l'exemple de certains de ses prédécesseurs.

L’été dernier, un porte-parole de l’Elysée assurait qu’Emmanuel Macron comptait se servir du fort de Brégançon comme d'un outil diplomatique. On en a désormais la preuve. Pour la deuxième année consécutive, le président invite un chef de gouvernement dans sa résidence d’été. Ce lundi 19 août, Vladimir Poutine se rendra donc dans la résidence présidentielle varoise pour une "visite de travail". Un moyen de réchauffer les relations entre les deux pays à quelques jours du G7 de Biarritz, auquel le dirigeant russe n’a pas été convié. 

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Mais s’il veut en faire un "Camp David" français - résidence d’été du président des Etats-Unis devenu lieu de discussions diplomatiques - comme le confiait en juin 2018 Bruno Roger-Petit au Parisien, le chef de l'État n’est pas le premier locataire de l'Elysée à se servir de ce lieu de villégiature pour des rencontres bilatérales à l’ambiance intimiste. 

Helmut Kohl et François Mitterand

Le chancelier allemand Helmut Kohl et François Mitterrand, le 24 août 1985, au Fort de Bregançon - PIERRE CIOT / AFP

Le 24 août 1985 c’est François Mitterand qui invite son homologue allemand. Alors que la guerre froide n’est pas encore terminée, Helmut Kohl se rend dans le sud-est de la France afin de marquer la réconciliation franco-allemande. 

Une rencontre décrite à l’époque exclusivement "symbolique", puisqu'elle ne réglera pas les divergences entre les deux pays, notamment autour d’une politique commune d’intégration militaire. Mais au terme de laquelle une ligne téléphonique reliant Paris à Bonn est mise en place. 

Abdelaziz Bouteflika et Jacques Chirac

Le président Jacques Chirac et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le 16 août 2004, au Fort de Brégançon - ELYSEE / AFP

Il faudra attendre près de 20 ans avant qu’un autre chef d’Etat n’atterrisse sur l’héliport de ce piton rocheux. Le 16 août 2004, Jacques Chirac invite ainsi Abdelaziz Bouteflika à profiter de cet environnement de bord de mer pour renouer les liens entre la France et l’Algérie. Car depuis quatre ans, les relations sont tendues après une sortie controversée du chef d'Etat algérien qui avait comparé les harkis aux "collaborateurs" de la Seconde guerre mondiale.

Un déjeuner long de quatre heures, dans un "climat excellent et une ambiance très chaleureuse", comme l'a assuré l’Elysée à l’époque. Et un tête-à-tête au cours duquel une "page a été tournée", d’après les descriptions apportées par Abdelaziz Bouteflika. 

Theresa May et Emmanuel Macron

Emmanuel Macron et Brigitte Macron ont reçu la Premier ministre Theresa May et Philip May, au Fort de Brégançon, le 3 août 2018 - Sebastien NOGIER / POOL / AFP

C’est toujours dans la moiteur du mois d’août qu’Emmanuel Macron a rencontré la cheffe du gouvernement au Royaume-Uni. Alors que pointe le risque d'une absence d'accord sur le Brexit , Londres lance une offensive diplomatique pour plaider sa cause. Un arrêt au fort de Brégançon est alors organisé pour le 3 août. Dans une des cours de l'"Elysée du sud", Theresa May et Emmanuel Macron discutent, accompagnés chacun de trois diplomates.  

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Une rencontre hors du calendrier politique qui semble avoir satisfait les équipes du locataire de l’Elysée. Alors cette fois-ci, pas question d'attendre des décennies avant de réitérer l'exercice.


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