"Maintenant, il faut aller vite" : Martinez répond à Valls sur la loi Travail

Le service METRONEWS
Publié le 19 juin 2016 à 11h10
"Maintenant, il faut aller vite" : Martinez répond à Valls sur la loi Travail

POLITIQUE - Le Premier ministre a déclaré dans une interview au JDD publiée ce dimanche qu'il était temps "d'aller vite et de faire adopter" la loi Travail. Au risque de déplaire aux opposants qui se mobiliseront à nouveau jeudi.

Manuel Valls a estimé dans un entretien au JDD publié ce dimanche  que "maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte" au sujet de la loi Travail, sans répondre sur un nouvel usage du 49-3.

Concernant les prochaines manifestations des opposants à la loi, le Premier ministre estime que "les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements" compte tenu du contexte actuel de fortes tensions.

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Après la rencontre du numéro un de la CGT, Philippe Martinez, avec la ministre du Travail Myriam El Khomri vendredi, Manuel Valls a affirmé que le gouvernement assumait "un désaccord de fond avec les syndicats qui contestent dans la rue : la décentralisation et la place du dialogue social dans l'entreprise".

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"La démocratie sociale, ce n'est pas l'expression permanente de la contestation"

S'il a dépeint la CGT comme "une grande organisation syndicale" dont "l'histoire se confond avec celle du Front populaire, de la Résistance, de la reconstruction après-guerre", le chef du gouvernement a martelé "qu'il n'y aura ni retrait du texte, ni modification de sa philosophie, ni réécriture des articles qui en constituent le cœur".

Le projet de loi "revient à l'Assemblée le 5 juillet" et "la démocratie sociale, ce n'est pas l'expression permanente de la contestation, c'est le respect des temps démocratiques", a lancé le locataire de Matignon.

Invité dimanche matin sur Europe 1 , le leader de la CGT, Philippe Martinez n'a pas manqué de répondre au Premier ministre : "Tant que nous aurons ce problème avec le texte du gouvernement, et je rappelle qu'il y a un soutien très large de l'opinion publique, et notamment chez les plus jeunes, les journées d'action seront maintenues", a martelé le syndicaliste. Pour rappel, deux nouvelles journées d'action, les 23 et 28 juin, sont d'ores et déjà planifiées.
 
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