Pour alerter sur les conditions des sans-abris en cette vague de froid, plusieurs élus de gauche ont dormi dans la rue à Paris.
Les députées Sandrine Rousseau ou Mathilde Panot figuraient aux côtés de l'association Droit au Logement.

Plusieurs députés de gauche, dont Mathilde Panot, Sandrine Rousseau et William Martinet, ont passé la nuit du 16 au 17 janvier dehors, dans une tente, pour alerter sur le mal-logement. Les élus se sont donnés rendez-vous à Solférino, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, où 30 familles se trouvent sans solution d'hébergement depuis Noël, à l'appel de l'association Droit au Logement (DAL). 

"Honte à vous Emmanuel Macron"

Pour la "nuit solidaire des sans-toits", DAL avait enjoint des élus à venir témoigner de leur soutien et à alerter sur ces "dizaines de milliers de personnes" à la rue en pleine vague de froid, dont beaucoup travaillent, et ces "centaines de milliers qui grelottent dans leur passoire thermique". "Les personnes avec lesquelles nous avons dormi à la rue ont un travail, et pas de logement. Hier, une personne manquait : une mère dont l’enfant était opéré du cœur, elle dormait à l’hôpital, mais sinon elle est à la rue. Honte à vous Emmanuel Macron", a tweeté Sandrine Rousseau au petit matin.

William Martinet a également témoigné de l'expérience au réveil : "La nuit a été humide, froide, bruyante aussi, mais on ne va pas se plaindre, car on va seulement passer quelques nuits dehors". L'occasion pour le député des Yvelines de dire son indignation après qu'Emmanuel Macron "n'a pas prononcé un seul mot pour les personnes sans-abri, pas un seul mot pour les personnes mortes dans la rue" lors de sa conférence de presse, mardi 16 janvier à l'Élysée.


C.Q

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