Marche contre l'antisémitisme : "C'est notre place et notre devoir d'y être", affirme Sébastien Chenu (RN) sur LCI

par T.A.
Publié le 10 novembre 2023 à 10h02, mis à jour le 10 novembre 2023 à 18h24

Source : TF1 Info

Le vice-président de l'Assemblée nationale RN Sébastien Chenu estime "dérisoire" le débat autour de la présence du Rassemblement national à la marche contre l'antisémitisme prévue dimanche à Paris.
"Je serai au milieu des Français, c'est exactement là où est notre place", estime le député du Nord.
Il explique "avoir combattu" les propos antisémites de Jean-Marie Le Pen par le passé.

C'est une présence qui continue de faire polémique. Invité ce matin de la matinale sur LCI, le vice-président de l'Assemblée nationale, Sébastien Chenu, a déclaré qu'il serait "évidemment" présent à la marche contre l'antisémitisme prévue dimanche à Paris, à l'appel de Yaël Braun-Pivet et de Gérard Larcher. "C'est notre place et notre devoir d'y être, estime le député RN du Nord. Depuis que j'ai 25 ans, je marche contre l'antisémitisme et pour soutenir Israël qui représente un socle de valeurs qui sont celles du monde occidental."

Pour Chenu, la place du RN est "au milieu des Français"

La participation du Rassemblement national à cette manifestation a suscité le rejet d'une partie de la classe politique. La France insoumise a notamment indiqué qu'elle ne participerait pas à ce rassemblement en raison de la présence du parti d'extrême droite. "Plus il y aura de monde et mieux ce sera, et même si on est en queue de cortège, on s'en moque complètement", indiquait à ce sujet l'ex-candidate à la présidentielle Marine Le Pen ce mercredi. Même argumentaire pour Sébastien Chenu, promettant d'"être au milieu des Français". "C'est exactement là où est notre place, le reste est dérisoire", a-t-il balayé. 

En plus des partis de gauche, certaines organisations représentant les Juifs de France rejettent aussi la présence du RN. "Nous ne souhaitons pas que des personnes qui sont héritières d'un parti fondé par des anciens collaborateurs soient présentes", soulignait ainsi jeudi sur LCI Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). "Ce sont des polémiques stériles", juge pour sa part Sébastien Chenu, qui estime "avoir combattu" les propos antisémites du fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, six fois condamné par la justice ces faits. 

"La parole publique de Jean-Marie Le Pen lorsqu'il était président du FN était antisémite, et c'est pour ça qu'il a été sanctionné, détaille le parlementaire. L'homme privé valait sans doute mieux que ça, mais ces dérapages l'ont disqualifié." Sébastien Chenu assure que ce discours antisémite a d'ailleurs marqué le "point de rupture" avec sa fille Marine Le Pen, conduisant à son exclusion du parti. Cette dernière sera d'ailleurs elle aussi présente dimanche pour défiler contre l'antisémitisme, tout comme l'ensemble du groupe parlementaire du RN, selon Sébastien Chenu.


T.A.

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