Élection présidentielle 2022

Marine Le Pen accusée par un rapport d'avoir détourné 137.000 euros : de quoi parle-t-on ?

Léa LUCAS
Publié le 16 avril 2022 à 21h48, mis à jour le 16 avril 2022 à 21h59
JT Perso

Source : TF1 Info

La candidate du Rassemblement National (RN) est visée par un rapport de l'Olaf, l'office européen de lutte antifraude.
Marine Le Pen et trois de ses proches auraient détourné environ 600.000 euros.
Pour l'heure, elle n'a pas encore été convoquée par les autorités judiciaires françaises.

Marine Le Pen, la candidate à l'élection présidentielle du Rassemblement National (RN), ainsi que trois de ses proches - son père, Jean-Marie Le Pen, son ancien compagnon, Louis Aliot, et Bruno Gollnisch, membre du bureau national du RN -, sont accusés par l'office européen de lutte antifraude (Olaf) d'avoir détourné environ 600.000 euros d'argent public européen au cours de leur mandature d'eurodéputés, selon un nouveau rapport révélé ce samedi 16 avril par Mediapart.

Ce rapport a été remis au parquet de Paris, qui a confirmé l'avoir reçu le 11 mars dernier. "Je m'étonne du timing toujours fort à propos de la révélation" et de son "instrumentalisation", a réagi l'avocat de la candidate, Rodolphe Bosselut. Celui-ci se dit par ailleurs "consterné par la façon dont agit l'Olaf, sans caractère contradictoire" et sur des "faits anciens de plus de dix ans" pour certains, déplorant par ailleurs que ni lui, ni sa cliente n'aient été destinataires du rapport final. 

Si pour l'heure, Marine Le Pen "n'a pas été convoquée par quelque autorité judiciaire française que ce soit", précise Rodolphe Bosselut, elle a déjà été interrogée par courrier en mars 2021.

137.000 euros possiblement détournés entre 2004 et 2017

L'enquête de l'Olaf est ouverte depuis 2016, mais cette fois-ci, son nouveau rapport concerne les frais dépensés par les membres du RN dans le cadre de leur mandat de député européen. Marine Le Pen et ses proches auraient utilisé à des fins personnelles des dépenses supposées s'inscrire dans le cadre de la politique nationale, mais également versées à des sociétés commerciales proches du RN et du groupe parlementaire d’extrême droite Europe des nations et des libertés (ENL).

Selon l'Olaf, ces dépenses atteindraient quelques 600.000 euros, dont il préconise le remboursement. Toujours d'après le dernier rapport de l'organisme, la candidate du RN aurait, elle, détourné environ 137.000 euros d'argent public du Parlement de Strasbourg quand elle était eurodéputée entre 2004 et 2017.

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Pour rappel, depuis juin 2017, Marine Le Pen est également poursuivie pour soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen d'assistants du parti. Aussi, elle est mise en examen pour "détournement de fonds publics" et "complicité" de ce délit dans le cadre de cette information judiciaire, menée dans le cadre d'une enquête à Paris.


Léa LUCAS

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