Marine Le Pen : malgré le refus d'alliance de Dupont-Aignan, "nous rassemblerons quand même"

Vincent Michelon
Publié le 3 juin 2018 à 13h01
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Source : Sujet JT LCI

EUROPEENNES - Invitée du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro, Marine Le Pen a réagi en direct, dimanche, au refus de Nicolas Dupont-Aignan de constituer pour l'heure une liste commune aux élections européennes. La présidente du Rassemblement national a appelé à dépasser "les ambitions personnelles".

Un nouveau coup dur pour Marine Le Pen. Alors que l'ancienne candidate à la présidentielle vient d'officialiser le nouveau du FN, le Rassemblement national, l'un de ses principaux alliés de 2017 vient de lui opposer une fin de non-recevoir. 

Dimanche, sur France 3, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé qu'il refusait, pour l'heure, la main tendue de Marine Le Pen afin de constituer une liste commune pour les élections européennes. "La proposition de Marine Le Pen n'est pas à la hauteur de l'enjeu, à savoir convaincre une majorité pour sauver la France", a froidement tancé l'ancien candidat à la présidentielle qui l'avait ralliée au second tour, prêt à devenir son Premier ministre si elle parvenait au pouvoir. "Marine Le Pen est près de mon bureau à l'Assemblée, je trouve cela dommage de m'envoyer une lettre publique", a ajouté l'intéressé, souhaitant "sortir du tête-à-tête avec Marine Le Pen". 

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"Nous rassemblerons quand même"

Apprenant en direct la réponse de Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen n'a eu d'autre choix que de continuer à plaider pour une alliance, lors du Grand Jury dimanche sur LCI, avertissant contre les "ambitions personnelles". "S'il souhaite partir seul, nous rassemblerons quand même", a-t-elle ajouté. 

"Ce n'est pas une fin de non-recevoir", a voulu croire Marine Le Pen. "J'avais entendu Nicolas Dupont-Aignan dire au printemps que nous devrions nous mettre autour de la table pour parler du fond. Il avait accepté de me soutenir à la présidentielle, nous avions déjà fait le bilan que nous avions des positions très proches". "Il est temps de se mettre autour d'une table pour proposer une charte commune", a-t-elle insisté. "Si nous les nationaux n'arrivons pas à aller au delà de nos ambitions personnelles et nous mettre ensemble, nous raterons le tournant historique." 

"Je veux amener à une coalition comme en Italie", plaidait au même moment Nicolas Dupont-Aignan, souhaitant d'abord "partir du projet". "Une fois que ce projet sera conclu, on l'enverra à Marine Le Pen et à Laurent Wauquiez. J'espère qu'ils auront à ce moment-là clarifié leurs positions pour nous rassembler." Bref, tout le monde veut rassembler, mais pas de la même manière. 


Vincent Michelon

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