Élection présidentielle 2022

Marine Le Pen veut restreindre le port du voile dans l'espace public : que dit la loi à ce sujet ?

La rédaction de LCI
Publié le 19 avril 2022 à 12h15
Seuls des amendements concernent le port du voile, mais pas le projet de loi en lui-même.

Seuls des amendements concernent le port du voile, mais pas le projet de loi en lui-même.

Source : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Marine Le Pen a estimé samedi que le port du voile était un "problème complexe".
La candidate à l'élection présidentielle veut limiter, voire interdire, le vêtement religieux dans l'espace public.
L'occasion de se demander quelle est la réglementation actuelle sur cette question.

Le voile est l'un des sujets centraux pour le Rassemblement national. Et ce, depuis des années. Mais si elle était initialement inflexible sur le sujet, Marine Le Pen prend maintenant ses précautions. Tandis qu'elle le décrivait comme un "uniforme islamiste" il y a quelques semaines à peine, la campagne de l'entre-deux-tours la pousse à plus de précaution. Lors d'un déplacement, samedi 16 avril à Saint-Rémy-sur-Avre, la candidate a expliqué qu'elle y voit désormais un "problème complexe" face auquel l'interdiction doit être "progressive". 

Que dit la loi ?

Depuis 2004 et une circulaire prise par François Fillon, alors ministre de l'Education nationale, le port du voile est interdit dans les établissements publics du secondaire. Les parents accompagnant les enfants lors de sorties scolaires ne sont pas soumis à cette interdiction. En revanche, le voile est autorisé à l'université. 

Dans l'espace public, les signes religieux ne sont pas interdits. Mais une loi de 2010 interdit le port de toute "tenue destinée à dissimuler son visage", soit les voiles intégraux comme le niqab ou la burqa. 

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Si les fonctionnaires sont obligés de respecter le principe de neutralité et ne peuvent pas porter le voile pendant leurs heures de travail, le public est autorisé à pénétrer dans une administration ou un service public voilé. Une femme voilée peut également assister aux séances publiques des assemblées régionales, départementales, ou de l'Assemblée nationale, contrairement à ce qu'affirmait l'élu régional RN Julien Odoul en 2019. Quant au monde de l'entreprise, cela est laissé à l'appréciation de l'employeur.


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