Macron à Marseille pour redonner "un souffle" à la ville

Marseille : "Il faut remixer la ville", plaide Gérard Collomb

La rédaction de LCI
Publié le 3 septembre 2021 à 11h09
JT Perso

Source : TF1 Info

INTERVIEW - Alors que le chef de l’État a annoncé une série de mesures visant à rénover Marseille, l’ancien maire de Lyon Gérard Collomb a déploré sur LCI le manque de mixité dans les grandes villes de France.

Invité politique de LCI ce vendredi 3 août, Gérard Collomb a réagi à la visite d’Emmanuel Macron de trois jours dans la cité phocéenne, minée par la précarité des quartiers du nord de la ville et la violence engendrée notamment par le trafic de drogue. Celui qui fut maire PS de Lyon de 2001 à 2020 a mis l’accent sur la non-mixité à Marseille. 

"Le problème de Marseille, c’est cette séparation entre les quartiers Nord et le reste de la ville, peut-être plus qu’ailleurs. Ceux qu’on accueille, on les met dans les quartiers Nord, ce sont les plus pauvres : comment veut-on qu’il y ait un équilibre social ?", a décrit Gérard Collomb. "Ce n’est pas faisable. Ceci ne marche pas et on le voit, c’est peut-être le principal problème. Il faut essayer de remixer la ville." Avant d’élargir le phénomène à la plupart des métropoles : "Dans beaucoup de grandes villes, on a des quartiers en proie à des luttes violentes par rapport au trafic de drogue". 

Le "plan banlieues" rejeté en 2018

L’ancien élu PS a pris exemple sur la banlieue parisienne, elle aussi concernée par le manque mixité sociale selon lui, et sur Lyon par le passé, où des "rénovations urbaines importantes" ont été faites depuis.

Gérard Collomb a d’ailleurs regretté que le plan Borloo de 2018 ait été rejeté cette année-là par le gouvernement, dont il faisait partie en tant que ministre de l’Intérieur. Selon lui, il fallait faire en sorte que les maires longuement consultés par Jean-Louis Borloo "soient davantage écoutés" : "Sans doute à ce moment-là, on a écarté de manière un peu cavalière les idées qu’ils proposaient et on aurait dû investir dans ces quartiers", a reconnu ce dernier. 

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Cette année-là, Jean-Louis Borloo avait présenté un rapport qui lui avait été mandaté six mois plus tôt par Emmanuel Macron à propos des banlieues et présenté 19 mesures en vue d’une ambition "réconciliation nationale", en concertation avec des maires et des élus. L’ensemble du rapport avait été rejeté par Emmanuel Macron avant d’être repris peu à peu dans de nouvelles propositions, comme la création des "cités éducatives". 


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