Panot convoquée pour apologie du terrorisme : "Combattons les dérives, mais politiquement", réagit Glucksmann

par A. Lo. avec AFP
Publié le 24 avril 2024 à 11h31

Source : Bonjour !

Mathilde Panot a dénoncé ce mardi 23 avril sa convocation dans le cadre d'une enquête pour "apologie du terrorisme".
La tête de liste PS-Place Publique pour les Européennes, Raphaël Glucksmann a condamné cette convocation, comme le reste de la gauche.
Tout en rappelant son désaccord avec la position des Insoumis sur les attaques du Hamas, le 7 octobre dernier.

La gauche, divisée, fait sur ce sujet front uni. Au lendemain de la convocation par la police de la cheffe du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot dans le cadre d'une enquête pour "apologie du terrorisme", la tête de liste PS-Place Publique aux élections européennes, Raphaël Glucksmann, s'est dit "extrêmement contre (le fait) que les différends politiques, aussi violents, aussi profonds soient-ils, se règlent devant la justice."

La gauche, unanime

Bien qu'en "confrontation extrêmement profonde" avec la position de LFI sur l'attaque meurtrière du Hamas en Israël le 7 octobre dernier, Raphaël Glucksmann a ajouté sur France 2 que "ce qu'ils ont fait est une faute politique morale grave" mais "ce n'est pas une apologie". "Combattons sans relâche les dérives, mais politiquement", a-t-il encore appelé, estimant que le scrutin européen du 9 juin sera "l'occasion de trancher sur le fond", en particulier "sur le rapport à la violence (et) au terrorisme".

Avant lui, d'autres acteurs politiques de gauche ont condamné cette convocation par la police de l'élue de la France insoumise, dans le cadre d'une enquête en lien avec un communiqué de son groupe parlementaire après les attaques du 7 octobre, qui avait suscité la polémique.

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a dénoncé "une atteinte grave à la démocratie", d'autant plus que ces événements ont "lieu en période de campagne". Chez Les Écologistes, Marine Tondelier a apporté son "soutien" à Mathilde Panot et a rappelé son "profond attachement aux libertés publiques". 

Dans un communiqué, le groupe des députés communistes a évoqué des "atteintes répétées à la liberté d'expression" d'une ampleur inédite "qui vise à intimider et faire taire toute contestation politique" en particulier sur le conflit israélo-palestinien. "Le délit d'apologie du terrorisme, d'une extrême gravité, doit être établi sur des bases solides et ne pas être détourné pour entraver la liberté d'expression qui doit être pleinement respectée !", a renchéri le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.


A. Lo. avec AFP

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