Métiers en tension : Darmanin précise les contours du titre de séjour avant le débat sur la loi immigration

J.F
Publié le 6 décembre 2022 à 13h45
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Le gouvernement présente ce mardi son projet de loi sur l'immigration, qui comprend notamment l'instauration d'un titre de séjour pour les métiers en tension.
Durée, critères... : le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en a précisé les contours ce mardi sur franceinfo.

La droite crie au scandale et y voit l'occasion d'une régularisation massive de sans-papiers. Elisabeth Borne présente ce mardi à l'Assemblée nationale le projet de loi sur l'immigration du gouvernement, qui prévoit notamment la création d'un titre de séjour pour les métiers en tension. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en a précisé les contours sur franceinfo, se défendant de tout laxisme et estimant qu'il s'agissait surtout de mettre fin à une "hypocrisie".  

Ce titre de séjour, qui concernerait "quelques milliers, voire dizaines de milliers de personnes", ne s'adresserait qu'aux personnes déjà présentes sur le territoire. Il serait d'une durée d'un an, renouvelable à "certaines conditions" "comme le fait que la personne ait toujours son emploi", un casier judiciaire vierge, et "que le métier en tension le soit toujours", a précisé Gérald Darmanin. 

Des critères à définir avec le Parlement

Le locataire de Beauvau a confirmé que les critères d'attribution devraient être discutés avec la représentation nationale au Parlement. "Combien d'ancienneté il faudra sur le sol national ? Est-ce qu'il faudra être là depuis plus de deux ans, plus de trois ans, plus de cinq ans ? Évidemment, plus vous remontez l'âge de l'ancienneté, plus vous limitez les possibilités de régularisation", a-t-il déclaré. "Est-ce qu'on doit quantifier le nombre de personnes régularisées chaque année ? Est-ce qu'on doit mettre des quotas ? Pour l'instant le texte du gouvernement ne le prévoit pas mais nous sommes ouverts au débat parlementaire", a-t-il ajouté, jugeant également nécessaire de revoir la liste des métiers en tension, qui par exemple aujourd'hui ne comprend pas ceux de la restauration.

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Le ministre de l'Intérieur a confirmé que ce titre ne permettrait pas de régularisations ou naturalisations massives, arguant qu'il n'y avait "pas d'article sur le code de nationalité dans le texte que nous présentons". Mais "il faut accueillir ceux qui veulent s'intégrer, leur donner une vie administrative normale, qu'ils puissent éduquer leurs enfants dans des conditions respectables dans la République, qu'ils puissent aussi comprendre que s'ils travaillent, ils seront intégrés, et que s'ils commettent des actes de délinquance, ils seront expulsés".


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