Dans une interview à "La Tribune dimanche" et "La Provence" publiée ce 5 mai, Emmanuel Macron écarte l'hypothèse d'une candidature à Marseille pour les municipales de 2026.
"Je ne serai pas candidat - à quoi que ce soit", a répondu le président de la République, malgré son "immense affection" pour la ville.

Ce n'est plus un secret : Emmanuel Macron est, selon ses propres termes, "amoureux" de Marseille. La cité phocéenne est la ville que le président de la République a le plus visitée depuis son élection en 2017, celle pour laquelle il a engagé des chantiers colossaux ("Marseille en grand"). Alors ces dernières semaines, certains l'ont imaginé aller plus loin et s'engager à Marseille à l'occasion des prochaines élections municipales en 2026. Mais au cours d'une longue interview accordée à La Tribune dimanche et La Provence, publiée ce 5 mai, le chef de l'État a mis fin à la rumeur. "Certains ont peut-être regardé cette possibilité, mais je ne serai pas candidat - à quoi que ce soit", a-t-il assuré. 

"C’est une ville pour laquelle j’ai une immense affection, qui a un potentiel extraordinaire, qui peut apporter encore plus au pays, par sa vitalité. Il faut qu’on aide Marseille", ajoute-t-il, exprimant encore une fois son amour pour la cité phocéenne, où il se rendra mercredi 8 mai prochain pour accueillir la flamme olympique

"J'en ai assez que l'on parle toujours de cette ville de manière négative"
Emmanuel Macron

En septembre 2021, Emmanuel Macron avait annoncé lors d'une visite à Marseille des investissements massifs de l'État, à hauteur de 5 milliards d'euros, pour rénover des écoles primaires dans un état déplorable, désenclaver les quartiers pauvres du nord en développant un réseau de transport en commun et lutter contre le mal-logement. "On doit avoir une obsession, c'est des résultats. Des écoles refaites plus vite, des projets pédagogiques plus innovants, des piscines qu'on arrive à recréer", a-t-il souligné dans l'interview. Mais il se défend de faire cela pour "laisser une trace" ou à "titre testamentaire". "Je voulais taper très fort sur les questions de sécurité, car j'en ai assez qu'on l'on parle toujours de cette ville de manière négative", déclare-t-il, alors que récemment les opérations "Place nette XXL" pour lutter contre le trafic de drogue ont été lancées à Marseille.

Le chef de l'État a également plaidé pour revoir la collaboration entre la mairie et la métropole, pas assez efficace selon lui. "Maintenant, à Marseille, il faut que les choses aillent beaucoup plus vite, que tous les acteurs améliorent l'esprit de collaboration, qui n’est pas suffisant", a-t-il taclé. Le président a notamment souhaité que les compétences soient "clarifiées" entre la Ville, dirigée par le maire divers gauche Benoît Payan, et la Métropole de Martine Vassal (droite) ex-adjointe de Jean-Claude Gaudin. "Le maire de Marseille a raison de se plaindre quand il dit qu’il ne gère pas la voirie pour sa ville. Il faut redonner aux villes certaines prérogatives, pour que les habitants comprennent qui fait quoi, pour avoir moins de redondances et de gaspillage d’argent public, et avancer plus vite sur les projets", a-t-il estimé.

Enfin, Emmanuel Macron s'est montré favorable à la réforme du corps électoral à Paris, Lyon et Marseille. "C'est une question démocratique. Dans les grandes villes, les électeurs doivent avoir la même capacité de choisir leur maire que dans le reste de la France, c'est-à-dire pas par un système de combinaison, mais par un vote direct", a-t-il assuré. Il se montre aussi plutôt enclin à la suppression des maires d'arrondissements. "Je ne vais pas moi trancher un débat qui commence. Ma conviction est que plus c'est simple, mieux c'est."


J.F.

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info