Chaos au Stade de France : après le fiasco, le temps des explications... et des enquêtes

"Nous allons tirer toutes les conséquences" après les incidents au Stade de France, assure Emmanuel Macron

M.L
Publié le 8 juin 2022 à 22h29
JT Perso

Source : RUTH ELKRIEF 2022

Lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis, le chef de l'État a promis à nouveau la "transparence" après les incidents survenus le 28 mai au Stade de France.
Sans renvoyer explicitement à la soirée, il a affirmé que "les rapports seront faits" et plaidé plus largement pour "chasser l'incivisme du sport et la violence".

"La transparence est très importante, on doit et on peut tous s'améliorer", a affirmé, mercredi 8 juin, au micro de RMC et BFMTV Emmanuel Macron, à l'occasion de son déplacement sur le thème du sport à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, renvoyant sans les nommer aux incidents survenus lors de la finale de la Ligue des champions, le 28 mai au Stade de France. "C'est ce que la ministre des Sports, le ministre de l'Intérieur et la Première ministre vont faire. Les rapports seront faits, nous allons travailler avec l'UEFA pour tirer toutes les conséquences de ce que nous venons de vivre", a-t-il poursuivi. 

Avant de lancer plus largement un appel à "chasser l'incivisme du sport et la violence" : "il faut se préparer pour que dans les grands évènements, il n'y ait pas de place pour la violence hors du stade et dans le stade", a lancé le chef de l'État, à la veille d'une nouvelle journée d'audition au Sénat, après celle du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et de la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, le 1er juin. 

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, ainsi que des représentants de la Fédération française de football (FFF) et le maire de Liverpool, Steve Rotheram, seront interrogés jeudi sur les dysfonctionnements et scènes de fiasco constatés ce soir-là.

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Par ailleurs, Emmanuel Macron a appelé à "être intraitable dans le sport pro ou amateur sur les propos haineux, le racisme et l'homophobie", qui n'ont "aucune place dans les stades". Dans cette perspective, le locataire de l'Élysée a appelé à "former les supporters, changer les mentalités" et à effectuer "un travail d'éducation", avec "l'école, les clubs de sport, les fédérations"

Les sportifs et supporteurs violents "n'aiment pas la valeur du sport", a lancé le chef de l'État. "Parfois, on a perdu (la valeur du sport, ndlr) en considérant qu'il y avait des rites ou des habitudes qui avaient été prises et qu'on les avait tolérées. Non, il faut que tous les acteurs du sport nous aident à ne plus tolérer cela", a-t-il insisté.


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